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Tome quatrième.
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HISTOIRE PHILOSOPHIQUE

§ v.

Ce n’étoit point assez d’avoir reconnu les élé-mens dont les eaux minérales se composent, ilfalloit encore, pour perfectionner ce moyen deguérison qui nous est offert par la nature, trouverun procédé facile d’unir l’air fixe et le fer à l’eaucommune ; et c’est au docteur Priestley qu’estdû l’honneur de l’avoir imaginé. L’appareil qu’ilfît construire étoit si propre à effectuer aveccélérité le mélange de l’air fixe à l’eau, quela Société royale et le Collège de Médecinel’engagèrent à le présenter à l’Amirauté, quil’accueillit avec reconnoissance (i).

Nooth, Parker, Chaulnès et Magellan em-ployèrent ensuite des moyens plus ou moinsingénieux pour parvenir au même but (2) ; maisleurs appareils ne pouvoient servir qu’à faireabsorber par l’eau un volume d’air fixe égal ausien ; et cependant les besoins de l’humanitésouffrante commandoient l’invention d’un pro-cédé propre à imiter la nature dans la fabricationdes eaux de Spa, de Seltz , qui contiennent depuisdeux jusqu’à cinq fois leur volume d’air fixe.

La propriété qu’a l’air fixe de se dissoudre

( 1 ) Voyez la note 5 du quatrième livre.(?) Voyez la note 6 du quatrième Hvre,