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Tome quatrième.
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52 HISTOIRE PHILOSOPHIQUE

c’est-à-dire à la postérité. Elle ne tient compteque des découvertes qui sont de quelque impor-tance et d’une utilité réelle ; et la plupart de cesouvrages n’offrent au lecteur judicieux aucunde ces traits d’originalité qui caractérisent legénie. Heureux celui dont le nom se rattacheà une de ces belles théories qui l’épandent surle domaine des sciences la fécondité et la lu-mière ! Heureux encore celui qui a su dévoilerà l’univers ces véi’ités générales auxquelles ap-partient exclusivement le privilège de passerde bouche en bouche avec les noms de leui’Sauteurs! Cavendish et Lavoisier me paroissentpartager ces avantages.

J’aime à les voir défrichant, avec autant dedextérité que de courage, des terreins j usqu’alorsstériles dans le domaine de la Physique, sansautre intérêt que celui de suivre leur goût,et de satisfaire cette noble passion. J’aime àles voir donnant aux instrumens connus desmodifications avantageuses, en imaginant denouveaux , et multipliant les sacrifices detoute espèce pour agrandir les limites de lascience. C’est avec ces titres glorieux queCavendish et Lavoisier se présentent au tri-bunal de la postérité. On diroit qu’ils ont tra-vaillé de concert à ébaucher, à consommer le