DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. <]?>
quoique très-léger (i), n’échappa point au re-gard pénétrant du physicien de Pavie . Pourdissiper les doutes que des yeux moins exercésà l’observation des phénomènes pourroient fairenaître sur l’existence de cet important résultat,Volta imagina d’accumuler les électricités pro-duites par différens contacts; et il y parvintavec le secours d’un instrument qui lui doitson origine et qu’il nomma condensateur. Onobtint par ce moyen une divergence des paillestrès-sensible ; et la présence d’un bâton de cired'Espagne , frotté, ne permit pas de douter quel’électricité du zinc est toujours positive, celledu cuivre négative.
§ VIII.
M.'Volta a imaginé plusieurs sortes de conden-sateurs. Le premier se compose d’un disque demarbre blanc sur lequel repose un disque decuivre isolé par un cylindre de verre fixé à soncentre.
Le second consiste en un disque de boisd’environ un pied de diamètre, recouvert de
(i) L’écartement des pailles n’étoit, d’après Yolta, qued’un 6otème de degré.