Ii 4 HISTOIRE PHILOSOPHIQUEpesanteurs spécifiques, et d’avoir apporte dansce travail ces soins minutieux et celte attentionéclairée qui assurent l’exactitude.
Dans le même temps Berlholon (i) et Sigaud-Lafond (2) rivalisoient de zèle pour fortifier legoût alors généralement répandu de la Phy-sique. Leurs leçons soit orales, soit écrites,étoient peu substantielles, sans cependant mé-riter le reproche de la frivolité. Elles étoientappropriées à cette multitude d’esprits foibleset délicats dont la nature peuple la terre, et quisentent à la fois le doublé besoin de s'amuseret de s’instruire.
Je sais que, dans des luttes scientifiques,Bertholon l’a plusieurs fois emporté sur sesrivaux ; mais qui ignore que les couronnes aca-démiques ne donnent pas toujours des droitsà la célébrité.
Je sais que Lalande regardoit Sigaud-Lafondcomme un grand physicien ; il en parloit danstoutes les occasions de la manière la plus dis-tinguée et la plus honorable. Mais ces élogesn'étoient-ils pas un tribut offert par la re-connoissance? Comment refuser de l'esprit à
(1) Bertholon, né à Lyon le., mort en 1799.
(3) Sigaud-Lafonçl, né . .., mort en i 8 o 3 .