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Tome quatrième.
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DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 12?de l’air par l’action de la chaleur. La decou-verte d’uu grand nombre de substances gazeusesa réveillé sur cet objet l’attention des physi-ciens. M. Charles soumit, il y a plus de 20 ans, «à l’épreuve de l’expérience tous les gaz quel’eau ne peut dissoudre, et il trouva qu’ilsse dilatent depuis la température de la glacefondante, jusqu’à celle de l’eau bouillante dansle rapport de 100 à i3y,5o. M. Dalton a prouvéensuite par des expériences rigoureuses, que lamême loi de dilatation par la chaleur maîtrisetous les gaz permanens (1), solubles ou inso-lubles; et M. Gay-Lussac a obtenu un résultatsemblable pour tous les gaz solubles ou inso-lubles, permanens ou non permanens (2).

On ne peut considérer, sans éprouver quelquesurprise, cette exacte uniformité dans la marcheque suivent, en se dilatant, les gaz et les va-peurs ; elle fait voir que la dilatabilité de ces

( 1 ) Les gaz permanens sont ceux avec lesquels le calo-rique a contracté une union si intime , qu’ils conservent leurfluidité aériforme à quelque température qu’on les élève.

( 2 ) Les gaz non permanens sont ceux avec lesquels lecalorique n’est uni que foiblement. Ils perdent leur fluiditéaeriforme par la compression, ou par le contact des corpsauxquels ils sont forcés de céder une partie de leur calo-rique. Telle est l’eau réduite en vapeur.