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Tome quatrième.
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DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. l55matière subtile dont Descartes avoit imaginél'existence. Elle pénélroit le spath d’Islande, ety formoit deux sortes d'ondulations, dont l’uneproduisoit la réfraction ordinaire; l’autre faisoitnaître la réfraction extraordinaire. Dans la pre-mière , la vitesse est la même suivant toutesles directions ; dans la seconde, cette vitesse estvariable et représentée par les rayons d’un ellip-soïde de révolution, dont le centre est au pointd’incidence du rayon lumineux sur la face ducristal, et dont l’axe est parallèle à l’axe ducristal.

Ce système des ondulations ne résista paslong-temps aux attaques de Newton. Aprèsavoir chassé les tourbillons des espaces célestes,il leur refusa encore un étroit asyle sur la terre.Huyghens avoit raison sur la loi et non sur lacause de la double réfraction ; et cependantNewton les enveloppa dans le même arrêt deproscription.

L’empire que ce grand homme exerçoit surles esprits, fît adopter sans examen la loi qu’ilproposa. Pendant plus de cent ans elle a obtenusur celle d’Hnyghens une injuste préférence.Pour arracher cette dernière à l’oubli, il a fallu^ue M. Wollaston, appliquant à la mesure dela force réfractive du spath d'Islande un moyen