DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. lS'j
puisqu’il nous a dévoilé une propriété de lalumière, dont les physiciens ne soupçonnoientpas même l’existence.
Un rayon lumineux réfléchi par une glace,acquiert des modifications semblables à cellesqu’on lui communique lorsqu’on lui fait tra-verser un cristal de spath d’Islande. Pour rendrecette propriété sensible, il suffit de faire tomberun rayon lumineux sur une glace transparente,de manière qu’il forme avec sa surface un anglede trente-cinq degrés. Une partie de ce rayonse réfléchit sous le même angle ; et si alors uneseconde glace le reçoit sous la même incli-naison , on trouve deux situations opposéesde cette glace, dans lesquelles il ne se ré-fléchit aucune molécule de lumière. Cette dis-position, commune à tous les atomes lumineuxdont un rayon se compose, se nomme polari-sation.
Malus a varié cette expérience de différentesmanières, tantôt avec des miroirs de glace,tantôt avec des miroirs métalliques, et il estparvenu à prouver que tous les corps de la na-ture polarisent complètement la lumière réflé-chie sous un angle déterminé. En deçà et au-delàde cet angle, la lumière ne reçoit cette singulièremodification que d’une manière incomplète.