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Tome quatrième.
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DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. 171

être distingués par quelque propriété indépen-dante de la force et du ton, plus ou moins aigu,dans les sons qu’ils émettent ; et c’est dans cettedifférence des sons produits par différens corpsque M. Oersted fait consister ce qu’on appelleleur timbre.

En vain objecteroit-on que toutes ces pe-tites différences se confondent dans l’air. L’ex-périence suivante suffit pour détruire cetteobjection. Si l’on promène une plaque oscil-lante très-lentement devant l’oreille, on trouveune position où l’on n’entend rien du sonémis.

Cette expérience appartient à un physicienallemand , M. Viet; mais c’est à M. Hlastron,physicien suédois , que nous en devons l’expli-cation : il fît voir que c’est lorsqu’une plaqueoscillante et l’ouverture de l’oreille se trouventdans le même plan hoi’izontal que l’on n’en-tend pas de son ; et M, Oersted a ajouté qu’onn’entend également rien lorsqu’une partie enrepos de la plaque est située vis-à-vis l’ouver-ture du canal acoustique.