DES PROGRÈS DE LA PHYSIQUE. aSgNOTE XLVI.
La craie, mise sur une pelle chauffée sansêtre incandescente, est devenue phosphores-cente. Le phosphate de chaux, le fluate dechaux, etc. ont acquis la même propriété dansde semblables circonstances. Ces expériencesfont soupçonner à M. Dessaignes l’influence del’eau combinée sur la phosphorescence de cescorps; et, ce qui semble appuyer ce soupçon ,c’est la propriété qu’a l’eau de devenir lumi-neuse par le choc.
D’un autre côté, les métaux, à l’exception del’arsenic, leurs sulfures et presque tous leursoxides sont inphosphorescens ; et M. Dessai-gnes a cru en trouver la cause dans la facultéplus ou moins conductrice des élémens mé-talliques.
Ces faits ne sont pas équivoques, ils méri-tent d’être recueillis. Combinés avec ceux qu’onconnoit d’ailleurs, ou qu’on découvrira dans lasuite, ils serviront probablement un jour à dé-voiler le secret de la nature dans la productiondu phénomène de la phosphorescence.