eade (fig. 2, 3, 4 et 5), mais ils offrent, à ce que je crois, toutes les variétés de costume quise trouvent dans l’original. Le premier et le dernier appartiennent au côté nord du temple,les deux autres au côté sud.
Les cavaliers sont précédés par des conducteurs de chars. Je n’ai donné que trois dessinsde ceux-ci (pl. XII, fig. 6, 7 et 8), parce que c’est tout ce que j’en ai pu retrouver. Sur ledernier on voit un jeune homme, que je suppose un vainqueur à la course des chars; prèsde lui est un homme qui va le couronner (0. Entre ce dessin et le premier de la planchesuivante, il y a un grand vide, cette partie de la frise étant entièrement détruite. La figurepremière de la planche XIII, représente trois scaphéphores ou hommes portant des auges W.Il y a encore une lacune considérable entre ceux-ci et le sacrificateur et le taureau ( 3 ) de lafigure 2 ; cette figure 2 est la face nord de la dalle qui forme l’angle nord-est de la frise. Lafigure 3 présente l’autre face de la même dalle angulaire, et par conséquent l’extrémité nordde la façade orientale du temple : on y voit deux jeunes filles portant des patères. Viennentensuite (figure 4) des hydriaphores, ou femmes portant de l’eau dans des aiguières, précédéesd’une femme qui aide à porter un candélabre. Après une autre grande lacune, le morceaude la frise qui suit (figure 5), est celui qui a le plus d’étendue dans un seul bloc, et quioccupe à-peu-près le milieu de la façade orientale. On y voit un dieu et une déesse, peut-être Neptune et Cérès, et deux autres figures, dont l’une est une jeune fille qui présente ouaide à soutenir une pièce d’étoffe ployée en plusieurs doubles, l’autre est un homme quiparaît examiner l’étoffe avec attention : ne pourrait-on pas conjecturer que cette étoffe ployéeest le peplus ? Vient ensuite, sur le même bloc, la prêtresse, qui place une corbeille sur latête d’une jeune fille W, et qui lui met une torche dans la main, tandis qu’une autre femmea déjà une corbeille sur la tête, et tient à la main une tablette. Il paraît y avoir quelquechose de soigneusement enveloppé dans ces corbeilles : les jeunes filles qui les portent sontles deux arréphores ou canéphores, dont nous avons parlé (page 22, note 3), que l’on ren-voyait de l’Acropolis, à la fin de la solennité, après les y avoir employées pendant un certaintemps à travailler au peplus. Dans la même figure on voit encore trois divinités, peut-êtreJunon et Vulcain assis, et Iris debout devant eux : le Dieu boiteux semble indiqué ici parune de ses chaussures qui est beaucoup plus épaisse que l’autre.
La figure 6 de la même planche présente, comme celle qui précède, un grand morceau dela frise, sculpté dans un seul bloc. On y voit Jupiter et les deux Dioscures ; l’autre figureassise est peut-être Thésée . Les figures debout qui viennent ensuite paraissent être des hiéro-phantes , expliquant quelques mystères à des mystes ou initiés ( 5 ).
(1) « Il y a une course de chevaux à la fête des Pana-thénées. » Xenophon .
« Et le vainqueur reçoit une couronne d’olivier. » Sui das , au mot navaMvaia.
« Athenœ quoque -victores oleâ coronant. » Pline, L. XV,
c. 4.
« Les vainqueurs, à Athènes , sont pareillement cou-ronnés d’olivier.
(2) « La loi a ordonné que, dans les cérémonies, lesétrangers eux-mêmes porteraient des auges, et que leursfilles porteraient des aiguières et des ombrelles. » Harpo-cration, au mot £xxçinfopoi.
( 3 ) A la fête des Panathénées, toutes les villes quiétaient des colonies d’Athènes y envoyaient un bœufpour y être sacrifié. » Schol. d’Aristoph. comédie desNuées.
( 4 ) “ Près du temple de Minerve Poliade, habitentdeux vierges que les Athéniens appèlent Canéphores,porteuses de corbeilles. Ces vierges passent un certain
temps au service de la Déesse, et le jour de sa fête, ellesvont au temple pendant la nuit, et y reçoivent de la prê-tresse de Minerve des corbeilles qu’elles placent sur leurstêtes, sans que ni elles, ni la prêtresse même, sachent cequi est dedans. » Pausanias , Att. C. 27.
( 5 ) Meursius , dans le dernier chapitre de ses Pana-thenæa, cite le passage suivant de Proclus , pour montrerque des mystères faisaient partie de cette solennité : « Lafête des Panathénées paraît destinée à présenter l’imagede l’ordre parfait qui s’étend de l’ame divine au mondematériel, et en même temps l’action distincte, et nonconfuse, des divers éléments ; car Minerve est en même-temps déesse de la sagesse et de la guerre. » Proclus ,Comment. I, sur le Timée. Ainsi Proclus paraît avoirpensé que la célébration de cette fête entraînait avecelle l’explication de quelque doctrine philosophique mys-térieuse. Les dessins que nous présentons ici confirmentcette opinion : on y voit, si nous ne nous trompons, desfigures d’hiérophantes qui expliquent les mystères à desinitiés.