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Tome second.
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DATHÈNES . 5i

« Bacchus les tre'pieds obtenus par eux sur leurs concurrents comme chorèges et comme vain-«queurs, etc.» Je dois observer cependant que le public payait quelquefois la dépense, duchœur, ainsi que lannoncent deux des inscriptions de notre monument. Nous avons cité,dans notre premier volume, page 5i, un passage de Pausanias , dont nous devons conclureque les monuments de ce genre étaient nombreux. Cet auteur y parle dune rue dAthènes appelée la rue des Trépieds, dans laquelle il y avait des temples ; je suppose que ce nétaientpas de grands temples, comme le texte imprimé pourrait le faire croire, mais de véritablesmonuments choragiques; car, au-dessus, ajoute-t-il, il y a des trépieds qui méritent detrevus, quoiquils soient de bronze. Harpocration fait mention dun traité dHéliodore qui con-tenait la description de ces trépieds choragiques dAthènes , et il le cite pour prouver queOnetor avait été chorège.

Planche XXXVII.

Vue du monument dans létat il est aujourdhui. La montagne que lon apperçoit dansTéloignement est une partie du mont Hymette . Plus près, et précisément au-dessous dupoint le plus élevé de lHymette , est léglise de Saint-George dAlexandrie . Le petit édificeterminé par une coupole, qui paraît encore plus rapproché, est léglise de Hagia Parasceve.Entre cette église et le rocher de lAcropole , on voit, à quelque distance, une ferme quiappartient au couvent de Hagio Asomcito. Lextrémité orientale du côté sud de lAcropole ,.occupe la gauche de notre vue., le rocher sur lequel la citadelle est assise, est moins élevéque dans tout le reste de sa circonférence. Le monument de Thrasyllus et de Thrasyclès x estadossé au rocher même. Près de ce monument on voit trois grecs qui attendent larrivée dunpope ; celui-ci se dirige vers eux, accompagné dun enfant qui porte une bougie, et suividun homme, et dune femme qui tient un enfant : ces six personnes composaient toute sacongrégation. Plus haut, sur le rocher, sont les deux colonnes avec leurs chapiteaux triangu-laires. Des deux côtés du monument de Thrasyllus, le roc taillé au ciseau, présente unesurface unie et régulière, destinée, à ce que jimagine, à recevoir dautres petits monumentschoragiques.

Au-dessus de la tête du grec qui est assis en attendant larrivée du pope, est le cadransolaire qui fait partie des vignettes de ce chapitre: immédiatement au-dessous, le terrainforme un creux qui, selon ma conjecture, indique la situation de lOdéum de Périclès . CetOdéum a été confondu quelquefois avec celui dHérode ; mais jadopte de préférence lopinionquils étaient distincts. En effet, Pausanias , dans sa description de lAttique, fait mention delOdéum dAthènes (0, et nous apprend que les statues de Ptolémée et de Pyrrhus y étaientplacées, circonstance qui, selon sa coutume, lui fournit loccasion de raconter lhistoire deces princes. Après une fort longue digression, il revient à lOdéum ; alors il entre dans cetédifice, et parmi dautres objets quil y voit, et dont il ne donne point le détail, il cite unetrès-belle statue de Bacchus. Le même auteur nous apprend ensuite, dans ses Achaïques,que si, dans la description dAthènes , il na pas fait mention de lOdéum de Regilla, quoiquece soit le plus bel édifice de ce genre qui existe dans la Grèce , cest parce que Hérode nen avaitpas encore commencé la consti tution à lépoque il écrivait cette description dAthènes .

Fig. 2 . Plan de la grotte et du mouvement qui en décore lentrée.

Fig. 3. Plan de la partie du monument qui est au-dessus de la corniche.

Planche XXXVIII.

Fig. i. Élévation de la façade du monument.

(i) Voyez Pausanias , Attica , C. VII.

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