;68 Descrii*. deParis,que du bien. Ce qu’ii y a de constantc’est qu’il avoir une vivacité, une pé-nétration & une mémoire quialloientjusqu’au prodige. Il excelloit surtoutdans la connoilíance des Langues ;outre la Latine , la Grecque, l’Hé-braïque , la Chaldaïque , la Syria--que * l’Arabe, il sçavoit si bien lesvivantes, qu’il se vanroit ( parlant auRoi Charles IX.) d’aller de Paris à laChine fans avoir besoin de truche-ment.
Ce n’est ici ni le lieu, ni mon des-sein , de donner le Catalogue des ou-vrages que Postel a donnés au Public ;mais je ne puis m’empêcher de fairemention de deux , qui font trcs-pro-pres à justifier le bien & le mal qu’ona dit de ce sçavant homme. L’un estintitulé , de Orbis terra Concordìà ,Libri IV. imprimé à Râle en i Ç44. infolio. Cet ouvrage est le meilleur detous ceux que Postel a publiés , 5 ctraite de la réunion de tous les Peu-ples de l’Univers à la Religion Chré-tienne. Sponde prétend que Vives apris dans ce Livre tout ce qu’il a ditde meilleur dans son Traité de la Re-ligion Chrétienne. L’autre ouvrage apour titre la Vergine Veneta , c’est un