ET DE SA CULTURE. ,5
ment; on fut aussi prompt à abandonner cesidées qu’on avait mis d’empressement à lesadopter ; on attribua au climat et à la terredes accidens qui appartenaient à l’ignorancedes méthodes, plus connues aujourd’hui ; en-fin le découragement suivit, et l’on porta lahache impitoyable aux pieds de ces arbresqui devaient enrichir le commerce et l’in-dustrie.
Plus les cultivateurs sont ignorans, et moinsils sont portés à tout ce qui exige de leur partun changement d’habitude et de l’assujettisse-ment; ils sont fatalistes; le succès n’est pas,parce qu’il ne devait pas être ; ces idées, à leursyeux, ne sont que de passage ; leurs anciensn’en cherchaient pas si long ; il faut attendrevingt ans avant d’obtenir un bon produitd’un mûrier en plein vent; enfin lorsque lerefroidissement s’empare du cultivateur pourdes travaux qui lassent sa patience, il a aussisa logique captieuse pour couvrir ses fautes ;il voit avec une affection plus particulièreles produits qui se rapportent à ses besoinsou bien à ceux des animaux qui lui servent