ET DE SA CULTURE.
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et de celles de quelques autres naturalistes, telsque le comte Verri, qui a publié un recueil depréceptes sur la culture du mûrier, les ré-coltes de soies de l’Italie ont triplé sans que leprix de la denrée ait éprouvé des variationssensibles, parce que la consommation va enraison de la production et de la civilisation.
Plusieurs contrées de l’Espagne ont aban*donné la culture du mûrier ; elle ne se sou-tient plus que dans les royaumes de Valence ,de Grenade et d’Andalousie . M. Regis dit quela ville de Valence a entretenu jusqu’à seizemille ouvriers en soie, et que maintenant ellen’en a pas deux mille.
La France vit, sous les règnes heureux etflorissans, cet arbre prospérer non-seulementdans la Provence, le Languedoc j le Dauphinéet le Vivarais , mais encore dans les Cévennes;sur les bords de la Loire , depuis Tarare jusqu’à Nantes , et dans toutes les provincesdu centre, là où un sol léger et gras favori-sait sa végétation.
Non-seulement le climat tempéré est très-propre à la culture du mûrier , parce que