ET DE SA CULTURE.
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-de feuilles qu’ils peuvent donner. Sans l'ha-bitude, on ne peut se former une juste idéedu volume qu’embrasse un grand arbre danssa circonférence,; on est toujours trompéen bien quand on estime de beaux et grandsarbres, et on l’est en sens contraire quandon estime des arbres chétifs et mal venus,qui n’ont pas reçu les soins que réclame cetarbre exigeant.
Des naturalistes ont appelé le mûrier leprudent , parce que sa feuille est toujours ladernière à paraître an printemps , et la pre-mière à tomber dès que les vents froids se.font sentir; cet arbre indique, en cela, sonorigine, et démontre que, quoique acclimatédans nos contrées, il est toujours plus sensi-ble au froid que les plantes indigènes.
Si la France , comparée à l’Italie , offre un.degré de chaleur moins élevé à l’époque oùla feuille du mûrier se développe , il est aussivrai de dire que les gelées du printempssont en Italie plus fréquentes ; que, danscette dernière contrée, des orages agglomé-rés viennent souvent détruire les récoltes de
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