ET DE SA CULTURE.
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ganière, donnent à manger, changent les ta-blettes, les portent sur les rameaux quand ,après leur quatrième mue, ils sont à maturité :ce premier travail fini, les hommes émondentles grands arbres qu’ils ont effeuillés ; lesfemmes filent les cocons , et les enfans lefleuret.
La soie filée, l’industrie commerciale s’enempare; l’ourdisseur, le teinturier, le fabri-cant, le commerçant, tous sont occupés de ceriche produit, qui laisse toujours où le géniede l’agriculture sait le fixer des ressourcesutiles et alimentaires.
Les mûriers plantés dans les terrains secset sur les hauteurs offrent une feuille moinsabondante, mais plus nutritive; dans les an-nées humides, celle-ci aura la préférence surcelle qui se récolte dans les bas-fonds ; dansles années de sécheresse, la feuille des mû-riers dans les bas-fonds offrira les qualités re-quises; on voit donc, d’après cette analyse,que les accidens de l’atmosphère influent surla qualité de la feuille, et qu’un propriétairequi aura dans son domaine diverses exposi-