Nourriture, mues et maladies du ver à soie.
D’après ce qui a été exposé dans les deux arti-cles qui précèdent, sur les soins qu’exigent lessoi-disant chevaliers, on croira peut-être que,quelque attention que l’on fasse, on ne pourraarriver à leur rendre Tes soins qu’ils exigent.Que l’amateur jaloux de se livrer à cettebranche récréative de l’économie rurale se*tranquillise à cet égard, pourvu qu’il observequatre préceptes les plus essentiels, il doitcompter sur le fruit de ses peines.
Le premier précepte, c’est la propreté;
Le second, la règle dans la distribution desrepas ;
Le troisième ( le plus essentiel, et celui surlequel beaucoup de cultivateurs se trompent),c’est de laisser ces petits animaux à la diètedans le temps des mues, et de ne leur donnerla pâture que lorsqu’on s’est assuré que toussont sortis de cet état de crise ;
Le quatrième enfin est de combattre tou-jours les accidens de l’atmosphère, en répan-dant de fréquens arrosages lorsque l’air est