DES SOIES.
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tous les points, qu’elle paraissait se multi-plier pour faire tète aux légions révolution-naires, formeront toujours, en faveur de laseconde ville de France , des titres qui luiassigneront des pages honorables dans l’his-toire.
A. Lyon, un jeune homme qui parcourtla carrière du commerce des soieries suit lafabrique des étoffes dans toutes ses ramifi-cations ; il apprend à connaître les qualitésdiverses des organsins nationaux et étrangers,ceux qui conviennent à tel ou tel genre d’ou-vrage; il suit les préparations et les travauxdu teinturier; il connaît les causes du plus oumoins d’éclat des couleurs, il sait quelles sontcelles qu’il convient de mêler ensemble et surlesquelles l’oeil se repose plus agréablement ;il étudie les propriétés chimiques des ma-tières premières , afin de se pénétrer descauses de l’éclat et de la solidité des étoffes.On exige même qu’il sache pousser la na-vette , afin qu’il connaisse mieux d’où pro-viennent les imperfections des otfvrages ensoieries ; enfin ce n’est qu’après avoir fait un