ET D'HYGIÈNE. ,3i
Chaque élève dépenserait donc pour sanourriture, son instruction et son vêtement,trois cent soixante francs par an.
Mais comme il n’est pas possible d’établirune règle fixe à cet égard , parce que lesfrais d’une telle entreprise dépendent desemplacemens où seraient situés ces instituts,comme du plus ou moins de développementdont l’idée de leur fondation pourrait êtresusceptible, je suppose que leurs frais dé-passent l’aperçu présenté. Après les avoirconsidérés dans les rapports de la cause sa-crée de l’indigence, contemplons-les dans ce-lui des intérêts politiques.
N’est-ce donc rien pour l’État que de voirchanger en prairies fertiles des mafîiis, deslieux infects, enfin l’antre des misères hu-maines? N’est-ce donc rien pour l’État quede voir des landes et des friches devenir desvallées couvertes des plus riches moissons;que de voir sur des rochers sauvages s’éleverdes terrasses bientôt ornées de mûriers, d’o-liviers, de figuiers, d’orangers et de limo-niers ?
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