DANS L’ILE DE CORSE.
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est peut-être réservé à des mains généreusesde faire renaître dans cette île les anciens or-nemens dont la nature l’embellit autrefois ; iln’est, pas impossible d’adoucir le caractère fa-rouche de quelques portions de ses habitans.Si des injustices prolongées ont fait chez cesmontagnards, d’un naturel âpre, des plaiesprofondes et toujours saignantes ; s’ils sontvivement sensibles à l’outrage, on assureaussi que le souvenir d’une action généreusene se perd point dans leur mémoire.
Pour rappeler l’île de Corse à un état de fer-tilité dont elle est susceptible, un moyen quidevrait précéder celui qui a été proposé pardivers conseils généraux et par: des hommesqui se sont occupés du bien-être de cette île,c’est le partage des biens communaux. Lescommunaux, en Corse, sont les sourcesréelles des plus grandes calamités. Le pro-priétaire dont les biens sont enclavés dans lescommunaux ne peut les faire cultiver que lors-que la commune a décidé d’ensemencer cettepartie de terrain , ce qui n’arrive souvent quetous les six ou sept ans. Les communaux fa-