I-U BUREAU D’ÉCHANGE DE SEMENCES,d’herbes et de racines : ce fut aux époques deces calamités que se développèrent les épidé-mies qui furent le fléau de l’espèce humaine.Si les cultivateurs eussent pu échanger leursgrains contre de meilleurs pour leur seminai-son, le fléau ne se serait sans doute pas re-nouvelé les années suivantes : ce qui a eu lieu.
Il serait bien inutile de chercher , pouratteindre le but des bureaux d’échange, descréations spéciales. Si l’on établissait desécoles d’agriculture , réclamées aujourd’huipar un concert de vœux auxquels s’est jointle respectable abbé de Meilleraie, dont j’aidéjà parlé, ainsi que le Préfet du départe-ment de la Loire-Inférieure , alors la ventedes semences offrirait aux acquéreurs unegarantie d’autant plus grande, que ces insti-tuts se serviraient eux-mêmes de cette mêmequalité de graines pour leur seminaison.
Si l’on jugeait à propos de former dans lesdivers points principaux de la France agri-cole des instituts - modèles, il pourrait s’éta-blir entre eux un concours d’expériences etd’échanges de semences qui contribuerait à