DES GRANDES ROUTES.
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On voit les Écossais donner peu de pro-fondeur à leurs plantations de bois et déco-rer leurs champs comme des paysagistes ;mais voyons si leur culture n’a pas dépasséle but d’un ornement champêtre, et négligécelui plus solide de l’utilité.
Les bois propres à la construction des édi-fices, des maisons, ou de la marine, sontd’autant plus forts, et deviennent d’autantplus gros qu’ils sont plantés plus isolément.Dans les grandes et épaisses forêts, ils aug-mentent en hauteur plus qu’en grosseur ,parce que le soleil, qui les frappe à leur cime,excite plus particulièrement la végétation làoù ses rayons pénètrent.
C’est en consultant la nature et en obser-vant ses phénomènes que l’on est parvenuà fixer des idées précises sur les moyens lesplus avantageux d’emménager les bois.
Dans les forêts .épaisses, sur-tout celles dechêne, les arbres, serrés près les uns desautres, s’élèvent sans grossir, viennent très-peu droits et ne donnent qu’un bois tendreet très-fragile.