AGRICOLES.
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qu’il ressent et qui l’excitent que par l’instinctdes habitudes, la juste répartition dans la dis-tribution d’un bienfait ne doit pas être d’unefaible considération.
Les colonies agricoles procurent aux hom-mes habitués au travail de leurs mains ce-lui qui leur est nécessaire, et à ceux dontles habitudes s’opposent aux travaux et auxfatigues une occupation qui peut les ren-dre heureux. Une occupation relative à lacondition et aux habitudes des individusn’est pas seulement un bien pour l’ordre,mais encore une réformation qui prévient lesdéréglemens ; elle agit encore comme puissantremède sur les individus, pour empêcher quel’homme ne soit dépouillé de son plus belornement : de la raison ; et l’on voit moinsd’aliénations mentales dans les pays où leshommes sont occupés que dans ceux où ilslanguissent dans l’oisiveté.
J’ai cherché à démontrer les avantages quel’économie publique, les mœurs, etjenfin lacondition humaine, pourraient retirer d’unétablissement aussi utile : maintenant je par-