320 APERÇU SUR LES COLONIES
ont eu raison de ne pas perdre l’espérance?Je prie le lecteur de permettre que j’insère icila pensée de Métastase vaguement traduite,parce que je trouve qu’elle rend admirable-ment la situation de l’homme qui passe dumalheur à une espérance fondée ( r ).
Toujours au malheureux l’espérance est fidèle ;
Le courage, à sa voix, se ranime en nos cœurs;
Et contre les revers, l’homme affermi par elle
Du sort qui le poursuit lasse enfin les rigueurs.
Quant à l’instruction, il y aurait dans le fondsde six mille francs fait par la colonie pour leculte de quoi payer le curé et les écoles.Au pasteur est naturellement confiée la sur-veillance de cette branche, qui se rattache es-sentiellement à la morale : on pourrait pren-dre dans ce qui a été dit à l’article II, Éduca-
(i) Allorche il ciel simbruna 3Non manchi la speranjaTra Vire del destin.
Si stanca la fortuna sRésisté la costanza,
E si triomfa al fin.
Metastasio passi notal>ili.