AGRICOLES. aSi
mentation de cette colonie. Vers le milieu dudernier siècle, ils recrutèrent pour la Pensyl-vanie dans la principauté de Nassau : les co-lons qui étaient destinés pour l’Amérique ,après avoir attendu long-temps à Rotterdam les vaisseaux qui devaient venir les chercher,se trouvant dépourvus de moyens d’existence,sollicitèrent du gouvernement prussien desbruyères pour les défricher; Frédéric leuraccorda du terrain dans les environs deClèves ; il leur fit distribuer gratuitement lessemailles ; plus tard il leur donna des boisafin qu’ils pussent remplacer par des maisonsles espèces de huttes qui leur avaient servid’abris ; il fit plus, il leur décerna des en-couragemens, et contribua tant à leur pros-périté par ce concours de moyens, que de-puis un siècle cette colonie, qui, dans leprincipe, ne fut composée que de six fermesd’environ trente arpens de Hollande cha-cune , s ? est élevée progressivement au nom-bre de trois cent quatre-vingt-treize mai-sons et fermes, contenant, d’après les derniersrapports, quatre cent vingt familles, et deux