DES INSTITUTS RELIG. ET AGRICOLES, i’55
C’est ainsi que parlait le célèbre évêque deMeaux , pour faire connaître à un grand Roile but des liens sociaux, et l’utilité de l’as-sistance mutuelle.
Parmi les ordres réguliers, ceux qui ontjoint à leurs travaux religieux un but d’u-tilité ont été respectés par les ennemis mêmesdes institutions religieuses.
Les moines de Saint-Bernard, les sœurs dela Charité, n’ontpas cessé d’exister en France ;et les trappistes, quoique exposés, commetous les autres religieux, sur une mer agitée,ont constamment formé un noyau, et con-servé un centre d’union , qui a prouvé queleur institution était au-dessus de la puis-sance humaine. On doit regarder ces trois cor-porations régulières comme celles qui sont leplus entrapport avec la société, par les ser-vices quelles lui rendent.
Pendant les orages politiques, une légionpieuse de ces vénérables cénobites, obligéede quitter une patrie que le travail, la prièreet les privations, auraient dû rendre pour elleune anticipation de l’autre patrie, se réfu-