ET AGRICOLES,
237
abandonnés, et par des travaux dirigés avecla plus haute intelligence, obtint des terres del’abbaye une valeur décuple de celle qu’ellesproduisaient avant cette époque ; on pratiquades desséchemens, on multiplia les engrais ,on changea les méthodes d’assolement; en-fin, par les soins des laborieux trappistes, celieu dont les reptiles s’étaient déjà emparés,où d’innombrables insectes,produits des eauxstagnantes, se multipliaient dans le temps dela chaleur, est devenu une terre riche, saine,tranquille, et le modèle de la plus belle culture.
Semblables à ces abeilles qui ont perduquelque temps la ruche où était le dépôt deleurs travaux, les anciens habitans du mo-nastère de Meilleraie se sont empressés derelever leur temple, leur habitation , les édi-fices ruraux, et de décorer les champs quiles entouraient de ces rians ornemens queprésentent aujourd’hui les travaux les mieuxentendus.
Ce qui, sur-tout, doit faire naître de pro-fondes réflexions, c’est que ce monastère, qui,dans le douzième siècle, en 1 x 5 2 , avait été