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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE .

faisant tout pour décrier le gouvernement révolu-tionnaire. Il se plaint de ces railleries qu’on a dé-bitées à la tribune à propos de CatherineThéot, etprétend qu’on a voulu supposer de feintes conju-rations pour en cacher de réelles. Il montre les deuxcomités comme livrés à des intrigues, et engagésen quelque sorte dans les projets de la faction anti-nationale. Dans tout ce qui existe, il ne trouve debien que le gouvernement révolutionnaire, maisseulement encore le principe et non l’exécution.Le principe est à lui, c’est lui qui a fait instituerce gouvernement, mais ce sont ses adversaires quile dépravent.

Tel est le sens des volumineuses déclamationsde Robespierre . Enfin, il termine par ce résumé :« Disons qu’il existe une conspiration contre las liberté publique; qu’elle doit sa force à une coa-v lition criminelle qui intrigue au sein même de las convention; que cette coalition a des complicesj au sein du comité de sûreté générale, et dans less bureaux de ce comité qu’ils dominent; que less ennemis de la république ont opposé ce comités au comité de salut public, et constitué ainsi deux» gouvernements; que des membres du comité desi salut public entrent dans ce complot; que la coa-j lition ainsi formée cherche à perdre les patriotesy> et la patrie. Quel est le remède à ce mal? Punirs les traîtres, renouveler les bureaux du comité deî sûreté générale, épurer ce comité lui-même et le» subordonner au comité de salut public; épurer» le comité de salut public lui-même, constituer le» gouvernement sous l’autorité suprême de la con-s vention nationale, qui est le centre et le juge, et» écraser ainsi toutes les factions du poids de fail-li torité nationale, pour élever sur leurs ruines la» puissance de la justice et de la liberté. Tels sonts> les principes. S’il est impossible de les réclamerî sans passer pour un ambitieux, j’en conclurai ques les principes sont proscrits, et que la tyranniet règne parmi nous, mais non que je doive le taire ;» car que peut-on objectera un homme qui a rai-» son, et qui sait mourir pour son pays? Je suis» fait pour combattre le crime, non pour le gou-

* verner. Le temps n’est point encore arrivé où les

* hommes de bien pourront servir impunément la» patrie? i

Robespierre avait commencé son discours dansle silence, et 1 achevé dans le silence. Dans tou-tes les parties de la salle on reste muet en le re-gardant. Ces députés, autrefois si empressés, sontdevenus de glace ; ils n’expriment plus rien, et

il

semblent avoir le courage de rester froids depw sque les tyrans, divisés entre eux, les prennentpour juges. Tous les visages sont devenus imp e 'nélrables. Une espèce de rumeur sourde s’élèvepeu à peu dans l’assemblée ; mais personne n’os eencore prendre la parole. Lecointre de Versaill eS »l’un des ennemis les plus énergiques de Robe s 'pierre, se présente le premier, mais c’est pon rdemander l’impression du discours, tant lespl uShardis hésitent encore à livrer l’attaque. Bourde 11de l’Oise ose s’opposer à l’impression, en disantque ce discours renferme des questions trop g ra 'ves, et il demande le renvoi aux deux comil eS 'Barrère, toujours prudent, appuie la demande^l’impression, en disant que dans un pays librefaut tout imprimer. Couthon s’élance à la tribune»indigné de voir une contestation au lieu d’un éln°d’enthousiasme, et réclame non-seulement 1 inl 'pression, mais l’envoi à toutes les communes et'toutes les armées. Il a besoin, dit-il, d’épancl* erson cœur ulcéré, car depuis quelque temps ° aabreuve de dégoûts les députés les plus fidèle®la cause du peuple ; on les accuse de verser le sa®»’d’en vouloir verser encore; et cependant, s’il croy a j[avoir contribué à la perte d’un seul innocent: 1s’immolerait de douleur. Les paroles de Coutb 011réveillèrent tout ce qui restait de soumission d aIlS l’assemblée ; elle vota l’impression et l’envoi ^discours à toutes les municipalités. ^

Les adversaires de Robespierre allaient avoV ^désavantage; mais Vadier , Cambon, Billaud-^rennes, Panis, Amar, demandent la parole p°répondre aux accusations de Robespierre .courages sont ranimés par le danger, et lacommence. Tous veulent parler à la fois. Onle tour de chacun. Vadier est admis le pretn 1 ^s’expliquer. Il justifie le comité de sûreté géné ra jet soutient que le rapport de Catherine Tl>favait pour objet de révéler une conspi ral1réelle, profonde; et il ajoute d’un ton signm cqu’il a des pièces pour en prouver Timportan ce (le danger. Cambon justifie ses lois de financ eS ^sa probité, qui était universellement connue e l :

mirée dans un poste où les tentations étai® .grandes. Il parle avec son impétuosité ordin a

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il prouve que les agioteurs ont seuls pu êtrepar ses lois de finances, et rompant enfin I® . fi ,

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sure observée jusque-là : n II est temps,

» l-il, de dire la vérité tout entière. Esl- ce» qu’il faut accuser de m’être rendu naaR re

quelque chose? l’homme qui s’était rendu ù> a

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