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DIRECTOIRE (1795).
8a ®, depuis trois ans, pour les maintenir sur unP le d respectable, et elle pouvait suffire encore, au^°yen d’une loi nouvelle qui en assurât l’exécu-tlQ n. Les nouvelles dispositions furent combattuesP ar l’opposition, qui tendait naturellement àdi-'•'tnuer l’action du gouvernement; mais elles fu-rent adoptées par la majorité des deux conseils.
Beaucoup d’assemblées électorales, agitées pares décrets des 5 et 15 fructidor, avaient perdueur temps, et n’avaient point achevé la nomina-t,( jn des individus qui devaient composer les ad-ministrations locales et les tribunaux. Celles qui® la ' e nt situées dans les provinces de l’Ouest neav aient pas pu à cause de la guerre civile. D’au-es y avaient mis de la négligence. La majoritéc °nventionnelle, pour assurer l’homogénéité du6°Uvernement, et une homogénéité toute révolu-tl °nnaire, voulait que le Directoire eût les nomi-riat ions. Il est naturel que le gouvernement héritetous les droits auxquels les citoyens renoncent,c ftst-à-dire que l’action du gouvernement supplée4 celle des individus. Ainsi, là où les assembléesava *ent outre-passé les délais constitutionnels, làelles n’avaient pas voulu user de leurs droits,eta it naturel que le Directoire fût appelé à nom-
mer.
“rin,
Convoquer de nouvelles assemblées, c’était| ul quer à la constitution, qui le défendait, c’é-
récompenser la révolte contre les lois, c’étaitltl donner ouverture à de nouveaux troubles. Ilava * 1 d’ailleurs des analogies dans la constitu-> qui devaient conduire à résoudre la ques-d e 611 ^ aveur du Directoire . Ainsi, il était chargéfair e les nominations dans les colonies, et de. Placer les fonctionnaires morts ou démission-p, s dans l’intervalle d’une élection à l’autre.^‘Position ne manqua pas de s’élever con tre cetp S " Bumolard, dans le conseil des Cinq-Cents ,d r a * ls , Dupont de Nemours , Tronçon-Ducou-c’é/’ ^ ans conse 'l des Anciens, soutinrent quet 0 j ïlt donner une prérogative royale au Direc-pjy®" Cette minorité, qui secrètement penchaiteC B° Ur la monarchie que pour la république,et “ r
§ e a ici de rôle avec la majorité républicaine,démo" 1 ' 111 avec ^ a dernière exagération les idéesl etl(ï arat *ques. Du reste, la discussion, vive etso-Le ]j- c > nc Put troublée par aucun emportement,ditio'^^de eut les nominations, à la seule con-a Vai e ae ,^ a ‘ re ses cDoix parmi les hommes quiLes T, * été honorés (les suffrages du peuple,la conduisaient à cette solution ; mais
1( P 1C devait la conseiller encore davantage.
On évitait pour le moment de nouvelles élections,et on donnait à l’administration tout entière, auxtribunaux et au gouvernement, une plus grandehomogénéité.
Le Directoire avait donc les moyens de se pro-curer des fonds, de recruter l’armée, d’acheverl’organisation de l’administration et de la justice.Il avait la majorité dans les deux conseils. Une op-position mesurée s’élevait, il est vrai, dans lesCinq-Cents et aux Anciens, quelques voix dunouveau tiers lui disputaient ses attributions, maiscette opposition était décente et calme. Il semblaitqu’elle respectât sa situation extraordinaire, et sestravaux courageux. Sansdouteelle respectait aussi,dans ce gouvernement élu par les conventionnelset appuyé par eux, la révolution toute-puissanteencore, et profondément courroucée. Les cinq di-recteurs s’étaient partagé la tâche générale. Barrasavait le personnel, et Carnot le mouvement desarmées; Rewbell , les relations étrangères; Le-tourneur et Larévellièrc-Lépaux, l’administrationintérieure. Ils n’en délibéraient pas moins en com-mun sur toutes les mesures importantes. Usavaient eu longtemps le mobilier le plus miséra-ble; mais enfin ils avaient tiré du Garde-Meubleles objets nécessaires à l’ornement du Luxem-bourg , elilscommençaientàreprésenterdignementla république française. Leurs antichambresétaientremplies de solliciteurs, entre lesquels il n’étaitpas toujours aisé de choisir. Le Directoire , fidèleà son origine et à sa nature, choisissait toujoursles hommes les plus prononcés. Éclairé par la ré-volte du 13 vendémiaire, il s’était pourvu d’uneforce considérable et imposante, pour garantirParis et le siège du gouvernement d’un nouveaucoup de main. Le jeune Bonaparte, qui avait fi-guré au 15 vendémiaire, fut chargé du comman-dement de cette armée, dite armée de l’intérieur.Il l’avait réorganisée en entier, et placée au campde Grenelle. Il avait réuni en un seul corps, sousle nom de légion de police, une partie des patrio-tes qui avaient offert leurs services au 13 vendé-miaire. Ces patriotes appartenaient pour la plu-part à l’ancienne gendarmerie dissoute après le9 thermidor, laquelle n’était remplie elle-mêmeque des anciens soldats aux gardes françaises. Bo-naparte organisa ensuite la garde constitution-nelle du Directoire et celle des conseils. Cetteforce imposante et bien dirigée était capable detenir tout le monde en respect, et de maintenirles partis dans l’ordre.