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Tome II.
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DIRECTOIRE (1796).

en 'Ps essayer une tentative hardie en Italie pour,

7 pourrir ses armées et arracher cette riche con-r ® e à l’Autriche .

belles armées, de soixante et dix à quatre-' lr, gt mille hommes chacune, étaient données sure l*hin à deux généraux célèbres. Une trentaine deh m >He soldats affamés étaient confiés à un jeune°nune inconnu, mais audacieux, pour tenter la0rt une au delà des Alpes ,j ^onapartc arriva au quartier général, à Nice ,e ” germinal an iv (26 mars). Tout s’y trouvaitns u n état déplorable. Les troupes y étaient ré-j. lte s à la dernière misère.Sans habits, sans sou-* ers > s ons paye, quelquefois sans vivres, elles sup-1-t aicnt cependant leurs privations avec un rarej^nrage. Grâce à cet esprit industrieux qui earac-*se le soldat français , elles avaient organisé la^ ar aude, et descendaient alternativement et para ndes dans les campagnes du Piémont pour s’yt' f 0(:urer des vivres. Les chevaux manquaient ab-S °^ment à l’artillerie. Pour nourrir la cavalerie,î 11 l’avait transportée en arrière sur les bords dub ôtie. Le trentième cheval et l’emprunt forcé^ cta ient pas encore levés dans le Midi, à cause6s troubles. Ronaparte avait reçu pour toute res-foc deux mille louis en argent, et un million

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^ lr 0Ues, dont une partie fut protestée. Pour sup-er à tout ce qui manquait, on négociait avec le''ornement génois, afin d’en obtenir quelquesf ° Ur ces. On n’avait pas encore reçu de satis-j/n° n l )0Ul l’ attentat commis sur la frégate la0eti es(e . et en réparation de cette violation dec ou 011 demandait au sénat de Gênes de

f 0 Sent ii' un emprunt et de livrer aux Français laç r esse de Gàvi, qui commande la route deïri jjj Gs a Milan. On exigeait aussi le rappel des fa-l 5 j, es génoises expulsées pour leur attachement àfi. r ‘ U| ce.Telle était la situation de l’armée lorsque

Port ° P I ' ése,Ua it un tout autre aspect sous le rap-solq 68 h °mmes. C’étaient, pour la plupart, deseu ats ac courus aux armées à l’époque de la levéeti Q J a ' iSsc ) instruits, jeunes, habitués aux priva-tif’ et a guerris par des combats de géants, au** v ai U des Pyrénées et des Alpes . Les généraux^ es qualités des soldats. Les principauxculte' 1 ^ ; , tss éna, le jeune Nissard , d’un esprit in-ge fs ’ niais précis et lumineux au milieu des dan-a, icil 61 t * Une ténacité indomptable; Augereau,1 ’;

tutj, ûla ^tre d’armes, qu’une grande bravoure etentraîner les soldats avaient porté aux pre-

miers grades; Laharpe , Suisse expatrié, réunis-sant l’instruction au courage; Serrurier, ancienmajor, méthodique et brave; enfin Berthier, queson activité, son exactitude à soigner les détails,son savoir géographique, sa facilité à mesurer del’œil l’étendue d’un terrain ou la force numériqued’une colonne, rendaient éminemment propre àêtre un chef d’état-major utile et commode.

Cette armée avait ses dépôts en Provence ; elleétait rangée le long de la chaîne des Alpes , se liantpar sa gauche avec celle de Kellermann, gardant lecol de Tende, et se prolongeant vers l’Apennin .L’armée active s’élevait au plus à trente-six millehommes. La division Serrurier était à Garessio, audelà de l’Apennin , pour surveiller les Piémontaisdans leur camp retranché de Ceva. Les divisionsAugereau, Masséna, Laharpe , formant une massed’environ trente mille hommes, étaient en deçà del’Apennin .

Les piémontais, au nombre de vingt ou vingt-deux mille hommes, et sous les ordres de Colli,campaient à Ceva, sur les revers des monts. LesAutrichiens, au nombre de trente-six ou trente-huit mille, s’avançaient par les routes de la Lom-bardie vers Gênes . Beaulieu, qui les commandait,s’était fait remarquer dans les Pays-Bas. C’étaitun vieillard que distinguait'une ardeur de jeunehomme. L’ennemi pouvait donc opposer environsoixante mille soldats aux trente mille que Bona-parte avait à mettre en ligne; mais les Autrichienset les Piémontais étaient peu d’accord. Suivantl’ancien plan, Colli voulait couvrir le Piémont ;Beaulieu voulait se maintenir en communicationavec Gênes et les Anglais .

Telle était la force respective des deux partis.Quoique Bonaparte se fût déjà fait connaître àl’armée d’Italie , on le trouvait bien jeune pour lacommander. Petit, maigre, sans autre apparenceque des traits romains, et un regard fixe et vif, iln’avait dans sa personne et sa vie passée rien quipût imposer aux esprits. On le reçut sansbeaueoupd’empressement. Masséna lui en voulait déjà pours’être emparé de l’esprit de Dumerbion en 1794.Bonaparte tint à l’armée un langage énergique.« Soldats, dit-il, vous êtes mal nourris et presquenus. Le gouvernement vous doit beaucoup, maisne peut rien pour vous. Votre patience, votre cou-rage vous honorent, mais ne vous procurent niavantage ni gloire. Je vais vous conduire dans lesplus fertiles plaines du monde; vous y trouverezde grandes villes, de riches provinces; vous y trou-

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