DIRECTOIRE (1790).
soi
aurait accorder des armistices qui équivalaient àn . e Paix , et qui le rendaient maître de toutes les^jstences en Italie . Il exigea 10 millions, des11 Stances de toutes espèces, des chevaux, et** tableaux.
ét C6S ressources obtenues dans le pays , ila Üt, sur les bords du Pô, de grands magasins,
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pitaux fournis d’effets pour quinze mille
^“aues, et remplit toutes les caisses de l’armée,ç logeant même assez riche, il achemina sur- rifis Quelques millions pour le Directoire . Comme
savait
en outre que l’armée du Rhin manquait
° n ds, et que cette pénurie arrêtait son entrée)i 0 ^ a , m P a gne, il fit envoyer par la Suisse un mil-qai 1 * ^ oreau - C’était un acte de bon camarade,du Vf 1 ' ^ ta ‘ l honorable et utile, car il importaitVt • eau en trât en campagne pour empêcher lesn.^hiens de porter leurs principales forces en
He.
fir^ l a Vue toutes ces choses, Bonaparte se con-^ av antage dans ses projets. Il n’était pasc^^aire, selon lui, de marcher contre les prin-t^^lie; n ne fallait agir que contre les Au-pO|j * ens; tant qu’on résisterait à ceux-ci, et qu’onC- leur interdire le retour en Lombardie ,de ]’ es ® tats italiens , tremblants sous l’ascendantl’ a(1 , aini( t e française, se soumettraient l’un aprèsbes ducs de Parme et de Modène s’étaientre s . , ls ' ^°nie, Naples , en feraient autant, si l’onm êlll U ^'tre des portes de l’Italie . 11 fallait deet ) s garder l’expectative à l’égard des peuples,qa e ^ s renverser les gouvernements, attendrejj a j S Sl, jets se soulevassent eux-mêmes.tpav aux* S-U m '^ eu ces P ens ées si justes, de cesc| leiJse Sl vastes, une contrariété des plus fil-ée Se S Vlnt l’arrêter. Le Directoire était enchantéeC^vices ; mais Carnot, en lisant ses dépé-Uve c ’ (ÎCl * tes avec énergie et précision, et aussiSes u] 6 Pagination extrême, fut épouvanté deque* 8 .gigantesques. Il trouvait, avec raison,Ui le Se Ul ° ir trav erser leTyrol, et franchir les AlpesUai re c ° n( le fois, était un projet trop cxlraordi-uorrig’^ 1 luê nie impossible ; mais à son tour, pour'ait n n e P ro jet du jeune capitaine, il en conce-Coil( îuise U ^ e i^ us dangereux. La Lombardie dans l a ’ 11 fallait se replier, suivant Carnot,ho lls d( | a > ns ul c , aller punir le pape et les Bour-°ù l e ( i Uc a ^ es ’, et chasser les Anglais de Livourne c< da (j. ^ Ce ioscane les laissait dominer. PourPana,;;,? 1 Adonnait, au nom du Directoire , deavinée d’Italie en deux, d’en laisser une
partie en Lombardie , sous les ordres de Iieller-mann, et de faire marcher l’autre sur Rome et surNaples, sous les ordres de Bonaparte. Ce projetdésastreux renouvelait la faute que les Français ont toujours faite, de s’enfoncer dans la péninsuleavant d’être maîtres de la haute Italie . Ce n’estpas au pape, au roi de Naples , qu’il faut disputerl’Italie , c’est aux Autrichiens. Or, la ligne d’opé-ration n’est pas alors sur le Tibre , mais sur l’A-dige. L’impatience de posséder nous porta toujoursà Rome , à Naples, et pendant que nous courionsdans la péninsule, nous vîmes toujours la routese fermer sur nous. Il était naturel à des républi-cains de vouloir sévir contre un pape et un Bour-bon ; mais ils commettaient la faute des anciensrois de France .
Bonaparte, dans son projet de se jeter dans lavallée du Danube , n’avait vu que les Autrichiens;c’était en lui l’exagération de la vérité chez un es-prit juste, mais jeune; il ne pouvait donc, aprèsune pareille conviction, consentir à marcher dansla péninsule; d’ailleurs, sentant l’importance del’unité de direction dans une conquête qui exigeaitautant de génie politique que de génie militaire, ilne pouvait supporter l’idée de partager le com-mandement avec un vieux général, brave, maismédiocre et plein d’amour-propre. C’était en luil’égoïsme si légitime du génie, qui veut faire seulsa tâche, parce qu’il se sent seul capable de laremplir. Il se conduisit ici comme sur le champ debataille; il hasarda son avenir, et offrit sa démis-sion dans une lettre aussi respectueuse que har-die. Il sentait bien qu’on n’oserait pas l’accepter;mais il est certain qu’il aimait encore mieux se dé-mettre qu’obéir, car il ne pouvait consentir à lais-ser perdre sa gloire et l’armée, en exécutant unmauvais plan.
Opposant la raison la plus lumineuse aux erreursdu directeur Carnot, il dit qu’il fallait toujoursfaire face aux Autrichiens, et s’occuper d’eux seuls;qu’une simple division, s’échelonnant en amèresur le Pô et sur Ancône, suffirait pour épouvanterla péninsule, et obliger Rome et Naples à deman-der quartier. Il se disposa sur-le-champ à partir deMilan, pour courir à l’Adige , et faire le siège deMantoue . Il se proposait d attendre là les nouveauxordres du Directoire , et la réponse à ses dépêches.
Il publia une nouvelle proclamation à scs sol-dats, qui devait frapper vivement leur imagination,et qui était faite aussi pour agir fortement sur celledu pape et du roi de Naples.