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Tome II.
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DIRECTOIRE (1796).et six pièces d’artillerie. L’ordre était

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Radiers

jJ*. r ® ta Wi dans Milan . Il continua sa route surCa se faisant précéder par l’archevêque dej„ *V ^ es insurgés avaient poussé une avant-gardeh ? a au bourg de Binasco . Lannes la dispersa.m'Pane, pensant qu’il fallait agir avec prompti-Sitti Ct v ’§ ueur > pour arrêter le mal dans sa nais-f ^> fit mettre le feu à ce bourg, afin d’effrayervij[ , P ar la vue des flammes. Arrivé devant cettee fi s’arrêta. Elle renfermait trente mille liabi-l>a r ’ e ^ e ‘fiait entourée d’un vieux mur et occupée® a pt ou huit mille paysans révo

et couronnaient les murailles.

f er ou huit mille paysans révoltés. Ils avaientC les portes

. re cette ville avec trois cents chevaux et un^ait ° n n ® ta * t P as cfi° se uisée ; et cependant il ne

ti^j ^8'io, et avait besoin de son général. Dans la|)f 0 j ° na parte fit afficher aux portes de Pavie une

«U M ‘Pas perdre de temps, car l’armée était déjà

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(jU'^'Ootion menaçante, dans laquelle il disait,rç s : e Utultitude égarée et sans moyens réels deet v ailCe bravait une armée triomphante des rois,^Ds" a * t P er fi re peuple italien; que, persistant|) ei) s ° n intention de ne pas faire la guerre auxlai s ^ s > il voulait bien pardonner à ce délire etqui Une porte ouverte au repentir; mais que ceuxfixité P° sera ient pas les armes à l’instant seraientc °uime rebelles, et que leurs villages seraient^i Çn ^ e s flammes de Binasco , ajoutait-il, de-‘iHiij ® Ur servir de leçon. Le matin, les paysansfiou^fi'toient dans la ville refusaient de la rendre,’-t (|f,j, ‘ l te fit balayerles murailles parde la mitraillelui s > ensuite il fit approcher ses grenadiers,^tfèr ° ncèrc nt la porte à coups de hache. Ils pé-l -tii r ^ dans la ville, et eurent un combat à sou-fcH | 0 J s les rues. Cependant on ne leur résistafifit ^ btf ‘ r ops. Les paysans s’enfuirent, et livrè-'1%,. ^ la lfieureuse Pavie au courroux du vain-cs. es s °ldats demandaient le pillage à grands% uc^ la P arte i pour donner un exemple sévère,l’oifif, u 0r< l a trois heures de pillage. Ils étaient à"'Use,, j' Millier d’hommes, et ils ne pouvaient pas^lér^j 6 8 ra nds désastres dans une ville aussi con-p!° s fi’orp UC H s fiuidircnt sur les bouti-

|^ cvi 'f'rie, et s’emparèrent de beaucoup de1 |J acte le plus condamnable fut le pillagev. ' e 'I'‘cté; mais heureusement, en Italie _ j ‘ n °ut où il y a des grands pauvres et va-jfiP a i't ena m ° nts 'de-piété étaient remplis d’objetsv ;'‘Son s jgV aux Pl us hautes classes du pays. Lesp ai , j 6 ^P a Hanzani et de Yolta furent préser-s officiers, qui gardèrent eux-mêmes les

demeures de ces illustres savants. Exemple dou-blement honorable et pour la France et pourl’Italie !

Bonaparte lança ensuite dans la campagne sestrois cents chevaux, et fit sabrer une grande quan-tité de révoltés. Cette prompte répression ramenala soumission partout, et imposa au parti qui enItalie était opposé à la liberté et à la France . II esttriste d’être réduit à employer des moyens pareils;mais Bonaparte le devait, sous peine de sacrifierson armée et les destinées de l’Italie . Le parti desmoines trembla; les malheurs de Pavie, racontésde bouche en bouche, furent exagérés, et l’arméefrançaise recouvra sa renommée formidable.

Cette expédition terminée, Bonaparte rebroussachemin sur-le-champ pour rejoindre l’armée quiétait sur l’Oglio ; et qui allait passer sur le terri-toire vénitien .

À l’approche de l’armée française, la question,tant agitée à Venise , du parti à prendre entrel’Autriche et la France , fut discutée de nouveauparle sénat. Quelques vieux oligarques, qui avaientconservé de l’énergie, auraient voulu qu’on s’alliâtsur-le-champ à l’Autriche , patronne naturelle detous les vieux despotismes ; mais on craignait, pourl’avenir, l’ambition autrichienne, et, dans le mo-ment, les foudres françaises. D’ailleurs il fallaitprendre les armes, résolution qui coûtait beaucoupà un gouvernement énervé. Quelques jeunes oligar-ques, aussi énergiques, mais moins entêtés que lesvieux, voulaient aussi une détermination coura-geuse; ils proposaient de faire un armement formi-dable, mais de garder la neutralité, et de menacerde cinquante mille hommes celle des deux puis-sances qui violerait le territoire vénitien . Cetterésolution était forte, mais trop forte pour êtreadoptée. Quelques esprits sages, au contraire,proposaient un troisième parti, c’était l’allianceavec la France . Le sénateur Battaglia, esprit fin ,pénétrant et modéré, présenta des raisonnementsque la suite des temps a rendus pour ainsi direprophétiques. Selon lui, la neutralité, même ar-mée, était la plus mauvaise de toutes les détermi-nations. On ne pourrait pas se faire respecter,quelque force qu’on déployât; et n’ayant attachéaucun des deux partis à sa cause, on serait tôt outard sacrifié par tous les deux. Il fallait donc sedécider pour l’Autriche ou pour la France. L’Au-triche était pour le moment expulsée de l’Italie ;et même en lui supposant les moyens d’y rentrer,elle ne le pourrait pas avant deux mois, temps