DIRECTOIRE (1796).
cel a
'L R lui fallait tromper Beaulieu sur son in-lion. R fit ici comme au passage du Pô; il di-
r 'gea
jj 1 . 10 > de manière à inquiéter Beaulieu sur le haut' nc io, et à lui faire supposer qu’il voulait ou£ Sser à Peschiera , ou tourner le lac de Garda.
fueine temps, il dirigea son attaque la plus(la \ l ' Se Sur Borghetlo. Ce village, placé en avantpaj nc i°, ® ta ' l > comme ° n vient de dire, gardé
i. Quatre mille fantassins et deux mille cava-
j, • Le 9 prairial (28 mai), Bonaparte engageab >- Il avait toujours eu de la peine à faire(1 i re sa cavalerie. Elle était peu habituée à
grand
& er , parce qu’on n’en faisait pas autrefois un
? at la >
usage, et qu’elle était d’ailleurs intimidée]> ( . grande réputation de la cavalerie allemande.p^Purie voulait à tout prix la faire battre,s Ctv -6 < I U '^ attachait une grande importance aux)> 1Ce S qu’elle pouvait rendre. En avançant surIj- Shetto, il distribua ses grenadiers et ses cara-Wa' erS 4 droite et à gauche de sa cavalerie, ils ? l’artillerie par derrière, et après l’avoir■lue* ^fermée, il la poussa sur l’ennemi. Soute-nu tous côtés, et entraînée par le bouillantcm ’ e He fit des prodiges, et mit en fuite les es-ta ., tls autrichiens. L’infanterie aborda ensuiteA lltl ,. la g e de Borghetto, dont elle s’empara. Lesdç g lc ^iens, en se retirant par le pont qui conduit|i^, 0l Sl |e tto à Valleggio, voulurent le rompre. IlsW* 1 ** 14 en c ^ et 4 détruire une arche. Mais quel-(l ïn grenadiers, conduits par le général Gar-gii^^l’ e utrèrent dans les flots du Mincio, qui étaitteti ani e en quelques endroits, et le franchirent enle ^ ei| rs armes sur leurs têtes, et en bravanto^Jes hauteurs opposées. Les Autrichiensv °lr la colonne de Lodi, et se retirèrent°t p lu ire le pont. L’arche rompue fut rétablie- 6e h ut passer. Bonaparte se mit sur-le-
“P à
remonter le Mincio avec la division Au-
Uiai s ; d"i de donner la chasse aux Autrichiens;'ais^ , s ^fusèrent le combat toute la journée. Ils Uit e a division Augereau continuer la pour-revint à Valleggio, où se trouvait lal°Ut à ' lass éna; qui commençait:! faire la soupe.c l*ien s r° U l ) ' a charge sonna, les hussards autri-<:| U à p .° n dirent au milieu du bourg; Bonaparte' : d. ... " e le temps de se sauver. Il monta à che-
em; s re ) C ° 11 uut bientôt que c’était un des
corps
g 1 . ^ vv/w ^ v Ji w
'"'hait ) ISS<5S à la S ai ' cle ( lu h as Mincio, quitet ra - t e heuve pour joindre Beaulieu danse v ers les montagnes. La division Mas-â
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séria courut aux armes, et donna la chasse à cettedivision qui parvint cependant à rejoindre Beau-lieu.
Le Mincio était donc franchi. Bonaparte avaitdécidé une seconde fois la retraite des Impériaux,qui se rejetaient définitivement dans le Tyrol. 11avait obtenu un avantage important, celui defaire battre sa cavalerie, qui maintenant ne crai-gnait plus celle des Autrichiens. Il attachait àcela un grand prix. On se servait peu de la cava-lerie avant lui, et il avait jugé qu’on pouvait entirer un grand parti en l’employant à couvrir l’ar-tillerie. Il avait calculé que l’artillerie légère et lacavalerie, employées à propos, pouvaient produirel’effet d’une masse d’infanterie dix fois plus forte.Il affectionnait déjà beaucoup le jeune Murat, quisavait faire battre ses escadrons, mérite qu’il re-gardait alors comme fort rare chez les officiers decette arme. La surprise qui avait mis sa personneen danger lui inspira une autre idée: ce fut deformer un corps d’hommes d’élite, qui, sous lenom de guides, devaient l’accompagner partout.Sa sûreté personnelle n’était qu’un objet secon-daire à ses yeux ; il voyait l’avantage d’avoir tou-jours sous sa main un corps dévoué et capabledes actions les plus hardies. On le verra en effetdécider de grandes choses, en lançant vingt-cinqde ces braves gens. 11 en donna le commandementà un officier de cavalerie intrépide et calme, fortconnu sous le nom de Bessières.
Beaulieu avait évacué Peschiera , pour remon-ter dans le Tyrol. Un combat s’était engagé avecl’arrière-garde autrichienne, et l’armée françaisen’était entrée dans la ville qu’après une action as-sez vive. Les Vénitiens n’ayant pas pu la sous-,traire à Beaulieu, elle avait cessé d’être neutre;et les Français étaient autorisés à s’y établir. Bo-naparte savait bien que les Vénitiens avaient ététrompés par Beaulieu, mais il résolut de se ser-vir de cet événement pour obtenir d’eux tout cequ’il désirait. Il voulait la ligne de l’Adige , et par-ticulièrement l’importante ville de Vérone quicommande le fleuve; il voulait surtout se fairenourrir.
Le provéditeur Foscarelli, vieil oligarque véni-tien , très-entêté dans ses préjugés, et plein dehaine contre la France , était chargé de se rendreau quartier général de Bonaparte. On lui avaitdit que le général était extrêmement courroucéde ce qui était arrivé à Peschiera , et la renomméerépandait que son courroux était redoutable. Bi-
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