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RÉVOLUTION FRANÇAISE.
reprise d’hostilités. La suite de batailles livréespour couvrir le blocus de Mantoue deviendraitdonc inutile; et il faudrait recommencer sur nou-veaux frais. Ce n’était pas tout. Le pape ne pou-vait manquer d’être compris dans l’armistice parl’Autriche , et alors on perdait le moyen de le pu-nir, et de lui arracher vingt ou trente millionsdont on avait besoin pour l’armée, et qui servi-raient à faire une nouvelle campagne. Bonaparteenfin, perçant dans l’avenir, conseillait, au lieude suspendre les hostilités, de les continuer aucontraire avec vigueur, mais de porter la guerresur son véritable théâtre, et d’envoyer en Italie unrenfort de trente mille hommes. Il promettait à ceprix de marcher sur Vienne , et d’avoir en deuxmois la paix, la ligne du Rhin , et une républiqueen Italie . Sans doute, cette combinaison plaçaitdans ses mains toutes les opérations militaires etpolitiques delà guerre; mais, qu’elle fût intéres-sée ou non, elle était juste et profonde, et l’ave-nir en prouva la sagesse.
Cependant, par obéissance pour le Directoire ,on écrivit aux généraux autrichiens sur le Rhin etl’Adige, pour leur proposer l’armistice, et pourobtenir à Clarke des passe-ports. L’archiducCharles répondit à Moreau qu’il ne pouvait en-tendre aucune proposition d’armistice ; que sespouvoirs ne le lui permettaient pas, et qu’il fallaiten référer au conseil aulique. Alvinzi réponditde même, et fit partir un courrier pour Vienne .Le ministère autrichien , secrètement dévoué àl’Angleterre, était peu disposé à écouter les pro-positions delà France. Le cabinet de Londres luiavait fait part de la mission de lord Malmesbury ;il s’était efforcé de lui persuader que l’Empereurobtiendrait bien plus d’avantages en prenant partà la négociation ouverte à Paris qu’en faisant desconquêtes séparées, puisque les conquêtes anglai-ses dans les deux Indes étaient sacrifiées pour luiprocurer la restitution des Pays-Bas . Outre les in-sinuations de l’Angleterre, le cabinet de Vienne avait d’autres raisons de repousser les proposi-tions du directoire. Il se flattait de s’emparer dufort de Kelil sous très-peu de temps; les Français ,contenus le long du Rhin , ne pourraient plusalors le franchir; on pourrait donc sans danger enretirer de nouveaux détachements, pour les por-ter sur l’Adige. Ces détachements, joints à denouvelles levées qui se faisaient dans toute l’Au-triche avec une merveilleuse activité, permet-taient encore un effort sur l’Italie ; et peut-être
cette terrible armée, qui avait tant anéanti de ataillons autrichiens, finirait par succombe 1 ' s °des efforts réitérés.
La constance allemande ne se démentait
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pas ici, et malgré tant de revers, elle ne rca ^çait pas encore à la belle Italie . En conséqu®il fut résolu de refuser l’entrée de Vienne aOn craignait d’ailleurs un observateur au n 11de la capitale de l’Empire, et on ne voul altde négociation directe. Quant à l’armisti®®’aurait consenti à l’admettre sur l’Adige, nl “ lS , 0ll -sur le Rhin . On répondit à Clarke que, sil 'lait se rendre à Vicence , il y trouverait le ‘ ^de Vincent, et qu’il pourrait y conférer avcC J1 ,i-La réunion eut lieu en effet à Vicence . k e ^nistre autrichien prétendit que l’Empei ,fiUl ^pouvait recevoir un envoyé de la répubj'-j,^parce que c’était la reconnaître, et, quant <* gmistice, il déclara qu’on ne pouvait l’ a( ^ e c tqu’en Italie . Cette proposition était pût
on ne conçoit pas que le ministère nutrich 1 ® 11 ^,.la faire , car elle sauvait Mantoue sansKelil, et il fallait supposer les Français pour l’accepter. Cependant le ministère autrt gqui voulait au besoin se ménager le ffioy® 11négociation séparée, fit déclarer par son e s pque si le commissaire français avait destions à faire relativement à la paix, il n’a yase rendre à Turin , et les communiquer asadeur autrichien auprès du Piémont . Ai nS J ’ \ c s-
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aux suggestions de l’Angleterre et aux
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pérances de la cour de Vienne , ce dangc^-V^#-jet d’armistice fut écarté. Clarke s’en a ^ a , ( p a ir®rin, pour profiter au besoin de l'inter®® g .qui lui était offert auprès de la cour de Sa* ‘ ^\ cIl avait encore une autre mission : c ’® taî c®
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d’observer le général Bonaparte. Le g 1jeune homme avait paru si extraordin» 11 ®^ artère si absolu, si énergique, r I ue ’,^,j 0 n. ^cun motif précis on lui supposa de 1 a® aŸa itavait voulu conduire la guerre à son g Tt >
offert sa démission quand on lui traça un P îa ^ ( ,„n était pas le sien; il avait agi souveraine® 6 j ; ,Italie , en accordant aux princes la P a J* ^^ilguerre, sous prétexte des armistices; 1 .^j 0 „splaint avec hauteur de ce que les négo® 1 ^ j ( ,iavec le pape n’avaient pas été conduitesseul, et il avait exigé qu’on lui en remîtR traitait fort durement les commissaires tC set Salicctti, quand ils se permettaient des ®qui lui déplaisaient, et il les avait obligés t
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