DIRECTOIRE (1707)
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] ; , ^P en dant cette révolution commençait à peine ;
ne pouvait être forte encore que desC 8 ta France . Le projet était d’y laisser,$ e t , Irie etl Hollande, une partie de l’armée, qui^^vait là de ses fatigues, jouirait paisible-l °m | Sa .gloire, et animerait de son feu guerrier(Jui ., Contr ée. Bonaparte, avec cette prévoyance8 eteil( ' a ‘ t a tout > avait formé pour la Cisai-lle
11 ° s armées pussent y arriver rapidement.ïte ava ' 1 f° rm ® ta projet d’une route qui del e y l'arriverait à Genève' de Genève traverseraitf° rri ^ a * S ) percerait le Simplon, et descendrait enobj ar( lie. Il traitait déjà avec la Suisse pour cetd ev j s ’ ^ ava it envoyé des ingénieurs pour faire led’e^ ta dépense, et il arrêtait tous les détailsles CU . UDn , avec cette précision qu’il mettait dansItérai 61 ® ln ôme les plus vastes et les plus chi-r °üt Sen a PP arence - 11 voulait que cette grande4) e > la première qui percerait directement lesP'nt ’ fût large, sûre et magnifique, qu’elle de-H ea ttn chef-d’œuvre de la liberté et un monu-Y ( ' e la puissance française.
qu’il s’occupait ainsi d’une république
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l ! 'levait l’existence, il rendait la justice aussi,
alt e p f ris P our arbitre entre deux peuples. La,1(; s’était révoltée contre la souveraineté des
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ié es ’ ll [ ’ ISes - La Valteline se compose de trois val-ley’ C l Ul a Ppartiennent à l’Italie , car elles versentdans l’Adda. Elles étaient soumises aupas ^ 8 disons, j oug insupportable, car il n’y en aà njj fias pesant que celui qu’un peuple imposePeuple. Il y avait plus d’une tyrannie de
1 a Utr eSetin
Pin e ji ® rent a foire partie de la république cisal-f -t S(;f s invoquèrent la protection de Bonaparte,t és ) gèrent, pour l’obtenir, sur d’anciens trai-ts g 1 mettaient la Yalteline sous la protectiontelifij, 0 trains de Milan. Les Grisons et les Yal-
c ° Uv ‘nrenl de s’en référer au tribunal de■ ''Parte'lu Di
s i°n accepta la médiation avec la perrnis-
I 'e c0llli directoire. Il fit conseiller aux Grisons deV ie ;* tre les droits des Valtelins, et de se lest ' , -(iKA. 1 ' c °mme une nouvelle ligue grise. Ils s’y
lj,f annj eiU 61 voului ’ent plaider la cause de leurParajJ 6 ' Bonaparte leur fixa une époque pour corn-et) 7 e terme venu, les Grisons , à l’instiga-ir " la Pari Aul r' clle ’ refusèrent de se présenter.e alors, se fondant sur l’acceptation de
l’arbitrage et sur les anciens traités, condamnales Grisons par défaut, déclara les Valtelins libres,et leur permit de se réunir à la Cisalpine . Cette sen-tence, fondée en droit et en équité, fit une vivesentation en Europe . Elle épouvanta l’aristocratiede Berne, réjouit les Vaudois, et ajouta à la Cisal-pine une population riche, brave et nombreuse.
Gênes le prenait en même temps pour son con-seiller dans le choix d’une constitution. Gênes n’é-tant point conquise, pouvait se choisir ses lois, etne dépendait pas du Directoire sous ce rapport.Les deux partis aristocratique et démocratiqueétaient là aux prises. Une première révolte avaitéclaté, comme on l’a vu, au mois de mai; il y eneut une seconde plus générale dans la vallée de laPolcevera, qui faillit devenir fatale à Gênes . Elleétait excitée par les prêtres, contre la constitutionnouvelle. Le général français Duphot, qui se trou-vait là avec quelques troupes, rétablit l’ordre. LesGénois s’adressèrent à Bonaparte, qui leur répon-dit une lettre sévère, pleine de conseils fort sages,et dans laquelle il réprimait leur fougue démocra-tique. Il fit des changements dans leur constitu-tion ; au lieu de cinq magistrats chargés du pouvoirexécutif, il n ! en laissa que trois; les membres desconseils furent moins nombreux ; le gouvernementfut organisé d’une manière moins populaire, maisplus forte. Bonaparte fit accorder plus d’avantagesaux nobles et aux prêtres, pour les réconcilieravec le nouvel ordre de choses ; et comme on avaitvoulu les exclure des fonctions publiques, il blâmacette pensée. Vous feriez, écrivit-il aux Génois,ce qu’ils ont fait eux-mêmes. Il publia avec inten-tion la lettre où était renfermée cette phrase. C’étaitun blâme dirigé contre ce qui se faisait à Paris àl’égard des nobles. Il était charmé d’intervenir ainsid’une manière indirecte dans la politique, de don-ner un avis, de le donner contraire au Directoire,et surtout de se détacher sur-le-champ du parti vic-torieux; car il affectait de rester indépendant, den’approuver, de ne servir aucune faction, de lesmépriser, de les dominer toutes.
Tandis qu’il était ainsi législateur, arbitre, con-seiller des peuples italiens, il s’occupait d’autressoins non moins vastes, et qui décelaient une pré-voyance bien autrement profonde. 11 s’était emparéde la marine de Venise , et avait mandé l’amiralBrueys dans l’Adriatique , pour prendre possessiondes îles vénitiennes de la Grèce . Il avait été amené1 ainsi à réfléchir sur la Méditerranée, sur son im-portance et sur le rôle que nous pouvions y jouer.