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Tome II.
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DIRECTOIRE (1797).

*». Bonaparte se voyait donc exposé à und e 6 côté des Alpes Juliennes . Il avait tâchét l*’onï P î éer de . toutes les manières aux moyenst{ 0 n refusait. Il avait armé et fortifié Palma -fjjt une activité extraordinaire, et en avait(] e y Ulle Place du premier ordre, qui, à elle seule,'W eXi ® er un l° n S siege. Cette circonstance seulesingulièrement sa position. 11 avait fait(le |) C ° S P 01118 sur TIzonzo, et construire des tètest'titcl l ’P 0111 ' cire prêt à déboucher avec sa promp-1,1 , ac coutumée. Si la rupture avait lieu avanttri c ^. e des neiges, il espérait surprendre les Àu-ll ' e ' 18 > les jeter dans le désordre, et, malgré(il,,. l eri °rité de leurs forces, se trouver bientôtl'eii P °, rtes de Vienne . Mais si la rupture n’avait1^4 " a P r èsles neiges, il ne pouvait plus prévenirles pp^diiens, H était obligé de les recevoir dansde déh aeS de ritalie ’ où la saison leur permettaittig e °ùcher en tout temps, et alors le désavan-l’off U . n ° m bre n’était plus balancé par celui deon , eils * v e. Dans ce cas, il se considérait comme

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te rtti . aa Parte désirait donc que les négociations sedu ^ î*‘ Sse nt promptement. Après la ridicule note) u dlet, où les plénipotentiaires avaient in-

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f da rrif ; n °uveau pour le congrès de Berne , et ré-a Vni t f^? ntre ce qui s’était fait à Venise , Bonapartelui p r ^ lt répondre d’une manière vigoureuse, et( le n 0 Uva it à l’Autriche qu’il était prêt à fondreMjt Vea u sur Vienne . MM. de Gallo, de Meer-^'Cnt Ufl lr °isième négociateur, M. Degelmann,^ren Ce arr ' v ésle 31 août (14 fructidor), et les con-( 'cn lltl Sav,r| 'ent commencé sur-le-champ. Mais évi-| 0r ;;; u le but était de traîner encore les chosesl ‘on sé bUeur ; car, tout en acceptant une négocia-r<iVe Hin * ree '* Udine, ils se réservaient toujours deSoient * con grès général à Berne . Ils annon-*’lïinpi^ Ue le congrès de Rastadt, pour la paix de&>ci a ti a llaii s’ouvrir sur-le-champ, que les né-'JUf; en seraient conduites en même tempsWiè re es d’Udine, ce qui devait compliquer sin-<lif, icm^ ent les intérêts, et faire naître autant defit\^ U ' Un con 8 r<!S général à Berne . Bona-8 ° boiter ei Ver fl " e 1:1 P aix de l’Empire ne devait(n/ ^. u ' a P r ès la paix avec l’Empereur; il dé-v °rrait 6 S ‘ le con 8'rès s’ouvrait, la France n’y en-V l’jf* S; ü ajouta que si au 1 er octobre la paix^peur n’était pas conclue, les prélimi-. Sc lt 0s e Léol)on seraient regardés comme nuis.% ^ eS ° n étaient à ce point, lorsque le 18 fruc-Se Ptenihre) déjoua toutes les fausses espé-

rances de l’Autriche . Sur-le-champ M. de Cobent-zel accourut de Vienne à Udine . Bonaparte se rendità Passeriano, fort belle maison de campagne àquelque distance d’Udine , et tout annonça quecette fois le désir de traiter était sincère. Les con-férences avaientlieualternativementàUdine, chezM. de Cobentzel, et à Passeriano, chez Bonaparte.M. de Cobentzel était un esprit subtil, abondant,mais peu logique : il était hautain et amer. Lestrois au tres négociateurs gardaient le silence. Bona-parte représentait seul pour la France , depuis ladestitution de Clarke. 11 avait assez d’arrogance, laparole assez prompte et assez tranchante pour ré-pondre au négociateur autrichien . Quoiqu’il fût vi-sible que M. de Cobentzel avait l’intention réelle detraiter, il n’en afficha pas moins les prétentions lesplus extravagan tes. C’était tout au plus si l’Autriche cédait les Pays-Bas , mais elle ne se chargeait pasde nous assurer la limite du Rhin , disant que c’é-tait à l’Empire à nous faire cette concession. Endédommagement des riches et populeuses provin-ces de la Belgique, l’Autriche voulait des posses-sions, non pas en Allemagne, mais en Italie . Lespréliminaires de Léoben lui avaient assigné lesÉtats vénitiens jusqu’à l’Oglio , c’est-à-dire la Dal-matie, l’Istrie , le Frioul, le Brescian, le Berga-masque et le Mantouan, avec la place de Mantoue ;mais ces provinces ne la dédommageaient pas dela moitié de ce qu’elle perdait en cédant la Bel-gique et la Lombardie . Ce n’était pas trop, disaitM. de Cobentzel, de lui laisser non-seulement laLombardie, mais de lui donner encore Venise etles légations, et de rétablir le duc de Modène dansson duché.

À toute la faconde de M. de Cobentzel, Bona-parte ne répondait que par un imperturbable si-lence; et à ses prétentions folles, que par desprétentions aussi excessives, énoncées d’un tonferme et tranchant. Il demandait la ligne du Rhin pour la France, Mayence comprise, et la ligne del’Izonzo pour l’Italie . Entre ces prétentions oppo-sées il fallait prendre un milieu. Bonaparte,comme nous l’avons déjà dit, avait cru entrevoirqu’en cédant Venise à l’Autriche (concession quin’était pas comprise dans les préliminaires de Léo-ben , parce qu’on ne songeait pas alors à détruirecette république), il pourrait obtenir que l’Em-pereur reculât sa limite de l’Oglio à l’Adige ; quele Mantouan, le Bergamasque et le Brescian fus-sent donnés a la Cisalpine , qui aurait ainsi la fron-tière de l’Adige et Mantoue ; que de plus l’Empe-