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Tome II.
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RÉVOLUTION FRANÇAISE.

rudesse avec laquelle se conduisit Rapinat fit éle-ver de nouveaux cris et mit tous les torts de soncôté. Il compromettait en effet son gouvernement,en violant ouvertement les formes pour faire deschangements qu’il eût été facile d’obtenir pard’autres moyens. Sur-le-champ, le Directoire fran-çais écrivit au Directoire helvétique pour désap-prouver la conduite de Rapinat, et pour donnersatisfaction de cette violation de toutes les formes.Rapinat fut rappelé ; néanmoins les membres dé-missionnaires demeurèrent exclus. Les conseilshelvétiques nommèrent, pour remplacer les deuxdirecteurs démissionnaires, Ochs, l’auteur de laconstitution, et le colonel Laharpe , le frère dugénéral mort en Italie , l’un des auteurs de la ré-volution du canton de Vaud , et l’un des citoyensles plus probes et les mieux intentionnés de sonpays.

Une alliance offensive et défensive fut conclueentre les républiques helvétique et française le2 fructidor (19 août). D’après ce traité, celle desdeux puissances qui était en guerre, avait droit derequérir l’intervention de l’autre, et de lui deman-der un secours, dont la force devait être déter-minée suivant les circonstances. La puissancerequérante devait payer les troupes fournies parl’autre ; la libre navigation de tous les fleuves dela Suisse et de la France était réciproquement sti-pulée. Deux routes devaient être ouvertes, l’unede France à la Cisalpine, en traversant le Valais et le Simplon, l’autre de France en Souabe , enremontant le Rhin et en suivant la rive orientaledu lac de Constance . Dans ce système des républi-ques unies, la France s’assurait deux grandes rou-tes militaires pour se rendre dans les États de sesalliés, et être en mesure de déboucher rapidementen Italie ou en Allemagne . On a dit que ces deuxroutes transportaient le théâtre de la guerre dansles États alliés. Ce n’étaient pas les routes, maisl’alliance avec la France qui exposait ces États àdevenir le théâtre de la guerre. Les routes n’étaientqu’un moyen d’accourir plus tôt et de les protégerà temps, en prenant l’offensive en Allemagne ouen Italie .

La ville de Genève fut réunie à la France , ainsique la ville de Mulhausen. Les bailliages italiens,qui avaient longtemps hésité entre la Cisalpine etla république helvétique , se déclarèrent pour celle-ci, et votèrent leur réunion. Les ligues grises, quele Directoire aurait voulu réunir à la Suisse , étaientpartagées en deux factions rivales, et balançaient

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entre la domination autrichienne et lahelvétique . Nos troupes les observaient.nés et les agents étrangers amenèrent undésastre dans l’Underwalden. Ils iireio s0les paysans de cette vallée contre les troupe® à

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çaises. Un combat des plus acharnes

eut

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Stanz, et il fallut mettre le feu à cebourg pour en chasser les fanatiques qui s Jétablis. ra „«*

Les mêmes difficultés se présentaient c(l -côté des Alpes . Une espèce d’anarchie re 0tre les sujets des nouveaux États et leui snements, entre ces gouvernements et no® ,^1entre nos ambassadeurs et nos générau*- ^une épouvantable confusion. La petite rép®^ etligurienne était acharnée contre le „ p 3>;voulait a tout prix y introduire la

Grand nombre de démocrates piémonta** "réfugiés dans son sein, et en é

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étaient soi * mi

dans

et organisés, pour faire des incursionspays, et essayer d’y renverser le gou'"^ , t j e laroyal. Une autre bande était partie J u ^qsS^' 1,Cisalpine , et s’était avancée par Doni°'^ c j , 0 ul cMais ces tentatives furent repoussées, et 1 .de victimes inutilement sacrifiées. Fa re r j )a fCÇ'ligurienne n’avait pas renoncé pour ee^ a1er le gouvernement de Piémont ; elle ie ^ lC Ü e 'et armait de nouveaux réfugiés, et ÿgt^’même faire la guerre. Notre ministre a Gê ),e ^ s oi>avait la plus grande peine à la content

côté, notre ministre à Turin , Gingu ea °^ c on l 'pas moins de peine à répondre aux

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nuelles du Piémont, et à le modérerjets de vengeance contre les patriotes-

La Cisalpine était dans un désordre ile tel KBonaparte en la constituant n’avait p ;lS e ",.j a iif ;1 ’de calculer exactement les proportion® terri* 0 ’’•fallu observer dans les divisions du j. 0 J .gai ,,s îdans le nombre des fonctionnaires, ni 1 - efi ^le régime municipal et le système t

petit État avait à lui seul deux cent q

étant

présentants. Les départements

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breux, il était dévoré par une multitude gt

tionnaires. Il n’avait aucun système re ? d( j fa #

uniforme d’impôts. Avec unerichesse c ° uS ^ ^ pei ,,c

il n avait point de finances, et il P oU '*i> eJ iti' (!< ’’f

suffire à payer le subside convenu pour f i$, 3

de nos armées. Du reste, sous tous le® 1 fl ? )S j 0 ii

confusion était au comble. Depuis 1 eXC ,.

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quelques membres du conseil, prononcethier, lorsqu’il avait fallu faire accepta

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