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DIRECTOIRE (1799).
^.Politique dans les conseils. C’étaient, dans les'•'q-Cents, Boulay de la Meurthe, Gaudin, Cha-^ > Cabanis, Chénier; dans les Anciens, Cornu-et > Lemercier, Fargues, Daunou. Leur avis à° Us était qu’il fallait s’allier au vrai parti, auPart * réformateur, et s’unir à Sieyes , qui avaiti ne constitution toute faite, et la majorité dans
iy avis et sentait qu’il n’avait pas de choix à'“' e ; mais il fallait qu’on le rapprochât de Sieyes c était difficile. Cependant les intérêts étaient
Stands, et il y avait entre son orgueil et celui«e S;__ - _ • . , ...
>eyes des entremetteurs si délicats, si adroits,l’alliance ne pouvait pas tarder à se faire.' ( le Talleyrand eût concilié des orgueils encore|, ls sauvages que celui de ces deux hommes.I, 1(îl >tôt la négociation fut entamée et achevée.1 fut convenu qu’une constitution plus forte se-jj. 11 donnée à la France , sous les auspices de‘ e yes et de Bonaparte . Sans qu’on se fût expli-sur la forme et l’espèce de cette constitution,fut sous-entendu qu’elle serait républicaine,' a * s qu’elle délivrerait la France de ce que l’unautre appelaient les bavards, et donnerait aux
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ç esprits puissants qui s’alliaient, la plus grande^ d’influence.
y mi systématique rêvant l’accomplissement tropde ses conceptions, un ambitieux voulantl( ^ lr le monde, étaient, au milieu de ce néant deles systèmes et de toutes les forces , éminem-c 6111 propres à se coaliser. Peu importait l’in-^patibilité de leur humeur. L’adresse des in-v tQl édiaires et la gravité des intérêts suffisaientlt) ^ r pallier cet inconvénient, du moins pour unU ^ent : et c’était assez d’un moment pour faireévolution.
et n a P arte était donc décidé à agir avec Sieyes ■j *foger-Dueos. Il montrait toujours le même(,°'8ueinent pour Barras, les mêmes égards pour, v ° aier et Moulins , et gardait une égale réservef 0 6c les trois. Mais Fouché, habile à deviner lal-.^e naissante, voyait avec le plus grand regret- -
j 1( . ’ était désolé de voir que Barras ne fit rien
déc id,
0i ënement de Bonaparte pour son patron Bar -i e
Vaincre cet éloignement. Il était tout à fait<uj. ^ ® passer dans le camp du nouveau César;d 0 ‘ s hésitant, par un reste de pudeur , à aban-son protecteur, il aurait voulu l’y entraî-a sa suite. Assidu auprès de Bonaparte , et^ h'cn accueilli, parce qu’il avait le porte-e tle la police, il tâchait de vaincre sa répu-
gnance pour Barras. Il était secondé par Réal,Bruix,etles autres conseillers du général. Croyantavoir réussi, il engagea Barras à inviter Bona-parte à dîner. Barras l’invita pour le 8 brumaire(30 octobre). Bonaparte s’y rendit. Après le dîner,ils commencèrent à s’entretenir des aflaires^Bo-naparte et Barras s’entendaient. Barras entra lepremier en matière. 11 débuta par des généralitéssur sa situation personnelle. Espérant sans douteque Bonaparte affirmerait le contraire, il lui ditqu’il était malade, usé, et condamné à renonceraux affaires. Bonaparte gardant toujours le si-lence, Barras ajouta que la république était dés-organisée, qu’il fallait, pour la sauver, concen-trer le pouvoir et nommer un président; puis ilnomma le général Hédouvillc comme digne d’êtreélu. Hédouville était aussi inconnu que peu capa-ble. Barras déguisait sa pensée, et désignait Hé-douville pour ne pas se nommer lui-même. —Quant à vous, général, ajouta-t-il, votre intentionest de vous rendre à l’armée ; allez y acquérir unegloire nouvelle, et replacer la France à son véri-table rang. Moi, je vais me rejeter dans la retraitedont j’ai besoin. — Bonaparte jeta un regard fixesur Barras, ne répondit rien, et laissa là l’en-tretien. Barras interdit, n’ajouta plus une seuleparole. Bonaparte se retira sur-le-champ, et avantde quitter le Luxembourg , passa dans l’apparte-ment de Sieyes . Il vint lui déclarer d’une ma-nière expresse qu’il voulait marcher avec lui seul,et qu’ils n’avaient plus qu’à convenir des moyensd’exécution. L’alliance fut scellée dans cette en-trevue, et on convint de tout préparer pour le 18ou le 20 brumaire.
Bonaparte en rentrant ch ei lui y trouva Fouché,Réal et les amis de Barras. — Eh bien! votreBarras, leur dit-il, savez-vous ce qu’il m’a proposé?de faire un président qui serait Hédouville, c’est-à-dire lui, et de m’en aller, moi, à l’armée ! Il n’ya rien à faire avec un pareil homme. — Les amisde Barras voulurent réparer cette maladresse, etcherchèrent à l’excuser. Mais Bonaparte insistapeu, et changea d’entretien, car son parti étaitpris. Fouché se rendit aussitôt chez Barras pourlui faire des reproches, et pour l’engager à allercorriger l’effet de ses gaucheries. Dès le lendemainmatin, Barras courut chez Bonaparte pour excu-ser ses paroles de la veille ; il lui offrit son dé-vouement et sa coopération à tout ce qu’il voudraittenter. Bonaparte l’écouta peu, lui répondit pardes généralités, et à son tour lui parla de ses fa-