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Tome II.
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DIRECTOIRE (1799).

est en péril, il faut la sauver... je le veux!* e yes et Ducos ont donné leur démission ; Barras

nt de donner la sienne. Vous êtes deux, isolés,

Vi e

pissants, vous ne pouvez rien; je vous engage

'Mis

Hèr,

Pas résister.—Gohier et Moulins répondirent

ne déserteraient pas leur poste. Ils retour-e, 't au Luxembourg , où ils furent dès ce mo-j ^ consignés, séparés l’un de l’autre, et privése l °ute communication par les ordres de Bona-rt e transmis à Moreau. Barras venait de partirt > llr sa terre de Gros-Bois, escorté par un déta-xent de dragons.

n’y avait donc plus de pouvoir exécutif! Bo-Parte avait seul la force dans les mains. Tousnùnistres étaient réunis, auprès de lui, à la

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1 ^. 'n>ission des inspecteurs. Tous les ordres par-^ e nt de là, comme du seul point où il existâte Autorité organisée. La journée s’acheva avec| ), e * de calme. Les patriotes formaient de nom-| ). e,lx conciliabules, proposaient des résolutionsl^spérées, mais sans croire à la possibilité dei l5 fi!î écuter, tant on redoutait l’ascendant de Bo-P ar te sur les troupes!

®t>e So * r ’ on l ’ nl conse ^ a ^ a conim * ss * on des in-5v ete urs. L’objet de ce conseil était de convenir,168 principaux membres des Anciens, de ceii rt X ferait lendemain à Saint-Cloud . Le projetd C|[ et ® a vec Sieyes était de proposer l’ajournementc °nseils avec un consulat provisoire. Cette

y° 8 iti° n présentait quelques difficultés. Beau-h a. . ... . . con _

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Ue membres des Anciens, qui avaient

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a rendre le décret de translation, s’ef-

lyj. * ant maintenant de la domination du partiUs n’avaient pas cru que l’on songeât à11 r, e dictature au profit de Bonaparte et det[ (le X x associés ; ils auraient voulu seulementK °n composât autrement le Directoire , et,

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^i 0 p Iïler directeur. Ils en firent la proposition.\Naparte répondit, d’un ton décidé, que laV t,tllt i°n ne pouvait plus marcher; qu’il fallaitl'c^^ei'ité plus concentrée, et surtout un ajour-k ïé ent de tous les débats politiques qui agitaient\ jj^lique. La nomination des trois consuls ettei U S ^ ens * on des conseils jusqu’au 1 er ventôse fu-° llc proposées. Après une discussion assezK--S mesures furent adoptées. On choisit1 ,^^ > Sieyes et Ducos, pour consuls. Le pro-

âge de Bonaparte , ils auraient consenti à

Xdigé > et dut être proposé le lendemaina Saint-Cloud. Sieyes , connaissant parfai-1 mouvements révolutionnaires, voulait

qu’on arrêtât dans la nuit quarante des meneursdes Cinq-Cents. Bonaparte ne le voulut pas et eutà s’en repentir,

La nuit fut assez tranquille. Le lendemain ma-tin, 19 brumaire (10 novembre), la route deSaint-Cloud était couverte de troupes, de voitureset de curieux. Trois salles avaient été préparéesau château : l’une pour les Anciens, l’autre pourles Cinq-Cents, la troisième pour la commissiondes inspecteurs et pour Bonaparte . Les préparatifsdevaient être achevés à midi, mais ils ne purentl’être avant deux heures. Ce retard manqua de de-venir funeste aux auteurs de la révolution nou-velle, Lesdéputés des deux conseils se promenaientdans les jardins de Saint-Cloud , et s’entretenaientensemble avec une extrême vivacité. Ceux desCinq-Cents, irrités d’avoir été déportés en quelquesorte par ceux des Anciens, avant même qu’ilspussent prendre la parole, leur demandaient na-turellement ce qu’ils voulaient, ce qu’ils proje-taient pour la journée. — Le gouvernement estdécomposé, leur disaient-ils; eh bien, soit; nousconvenons qu’il faut le recomposer et qu’il en abesoin. Voulez-vous, au lieu d’hommes ineptes etsans renommée, y porter des hommes imposants?voulez-vous y porter Bonaparte ?... quoiqu’il n’aitpas l’âge requis, nous y consentons encore. —Ces questions pressantes embarrassaient les An-ciens. Il fallait convenir qu’on voulait autre chose,et qu’on avait le projet d’un renversement de con-stitution. Quelques-uns d’entre eux firent des in-sinuations à ce sujet; mais elles furent mal ac-cueillies. Les Anciens, déjà effrayés, la veille, dece qui s’était passé à la commission des inspec-teurs, furent ébranlés tout à fait, en voyant larésistance qui se manifestait dans les Cinq-Cents.Dès ce moment, les dispositions du corps législa-tif parurent douteuses, et le projet de révolutionfut très-compromis. Bonaparte était à cheval à latête de ses troupes; Sieyes et Ducos avaient unechaise de poste, attelée de six chevaux, qui lesattendait à la grille de Saint-Cloud . Beaucoupd’autres personnages en avaient aussi, se dispo-sant, en cas d’échec, à prendre la fuite. Sieyes ,du reste, montra dans toute cette scène un raresang-froid et une grande présence d’esprit. Oncraignait que Jourdan, Augereau et Bernadotte ,ne vinssent parler aux troupes. On donna l’ordrede sabrer le premier individu qui se présenteraitpour haranguer, représentant ou général, n’im-porte.