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Tome II.
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CONSULAT.

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e ec toraux. Les tribuns devant être plus actifs,f Us bruyants, plus populaires, étaient nommésVle , et par un procédé plein de lenteur, afin^ *ls n’arrivassent point dans un moment de pas-S| ° n i et comme on l’avait vu jusque-là, dans la1 u Part des assemblées, avec des projets de ren-dement et de colère. Les mêmes dangers ne sel0tt vant point dans l’autre assemblée, qui n’avait' 1Uc le jugement calme et désintéressé de la loi,s ° n élection était immédiate et son autorité pas-Sa 8èr e .

j ®nfin, il existait, comme complément de tous° s Autres pouvoirs, un corps conservateur, inca-d. - ( l’ or( l° nner > incapable d’agir, uniquement^‘ s linéà pourvoira l’existence régulière de l’État.e c orps était le jury constitutionnaire ou sénatc ° n servateur; il devait être pour la loi politique

Le

( ^Vant lui , lorsque la sentence du corps législatifet »it pas conforme à la constitution. Il avait ende la faculté d’appeler dans son sein un chef defi°Uverncment trop ambitieux ou un tribun trop*>ulaire , par le droit d’absorption, et lorsqu’onj, ‘ 11 sénateur, on devenait inhabile à toute autredtion. De cette manière, il veillait doublementj, Sa lut de la république, et en maintenant la loijdamentale, et en protégeant la liberté contre’dition des hommes.

due la cour de cassation était pour la loi civile.tp ibunat ou le conseil d’État se pourvoyaient

Quoi qu’on pense de cette constitution, qui pa-^op bien réglée pour être praticable, on neu fait nier la prodigieuse force d’esprit et même

f ai t

jg 8 f andes connaissances pratiques qui l’ont dic-s j®’ Sieyes y tenait trop peu de compte des pas-

S 0t)

118 des hommes ; il en faisait des êtres trop rai-I^J'^Lles et des machines obéissantes. Il voulaitS[ .^ des inventions habiles éviter les abus des con-],. étions humaines, en fermer toutes les portes à^•Uort, c’est-à-dire au despotisme, de quelqueS[ Q t( lu’il vînt. Je crois peu à l’efficacité des con-f ut| °ns; je ne crois, en pareil temps, qu’à la0 des partis, à leur domination , et, de tempsa( ^ Üt . re » à leur accommodement. Mais je reconnaisdue si une constitution convenait à une épo-’ e était celle de Sieyes à la France de l’an vin.^P r ès l’épreuve de dix années, qui n’avaient

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Éus s

qn e j es dominations exclusives ; après le

toujours violent des constitutionnels deg,, au * girondins, des girondins aux monta-t(i,j s > des montagnards aux réacteurs, des réac-’ Directoire , du Directoire aux conseils,

des conseils à la force militaire, il ne pouvait plusy avoir de repos et de vie publique que là. On étaitfatigué des constitutions usées, et celle de Sieyes était neuve; on ne voulait plus d’hommes exclu-sifs, et elle interdisait, par l’élaboration des votes,l’arrivée subite ou des contre-révolutionnaires,comme au début du Directoire , ou des démocratesardents, comme à la fin de ce gouvernement. C’étaitune constitution de modérés, propre à finir unerévolution et à asseoir un peuple. Mais par celaseul que c’était une constitution de modérés, parcela seul que les partis n’avaient plus assez d’ar-deur pour demander une loi de domination, ildevait se trouver un homme plus fort que les par-tis abattus et que les modérés législateurs, quirefusât cette loi ou qui en abusât en l’acceptant.C’est ce qui arriva.

Bonaparte assistait aux délibérations du comitéconstituant; il saisit avec son instinct de pouvoirtout ce qui, dans les idées de Sieyes , était capablede servir ses projets, et il fit rejeter le reste.Sieyes lui destinait les fonctions de grand-élec-teur, avec six millions de revenus, une garde detrois mille hommes, le palais de Versailles pourhabitation, et toute la représentation extérieurede la république. Mais le gouvernement réel devaitrésider dans deux consuls, l’un de la guerre, l’au-tre de la paix, auxquels Sieyes ne pensait pas enl’an m, mais qu’il adoptait en l’an vin, pour s’ac-commoder sans doute aux idées du temps. Celtemagistrature insignifiante fut loin de convenir àBonaparte . « Et comment avez-vous pu imaginer,» dit-il, qu’un homme de quelque talent, et d’un» peu d’honneur, voulût se résigner au rôle d’un» cochon à l’engrais de quelques millions? » Dèsce moment, il n’en fut plus question ; Roger-Ducos et la plupart des membres du comité se déclarè-rent pour Bonaparte, et Sieyes , qui abhorrait ladiscussion, ne sut ou ne voulut pas défendre sesidées. Il vit que les lois, les hommes, la France ,étaient à la merci de celui qu’il avait contribuéà élever.

Le24 décembre 1799 (nivôse an vin), quarante-cinq jours après le 18 brumaire , fut publiée laconstitution de l’an vin ; elle était composée desdébris de celle de Sieyes , devenue une constitutionde servitude. Le gouvernement fut mis dans lesmains du premier consul, qui eut pour secondsdeux consuls à voix consultative. Le sénat, primi-tivement choisi par les consuls, choisit lui-mêmedans la liste des candidats nationaux les membres