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» Quant à la capitulation, le commandant enchef ne l’a ni conclue, ni signée. Le samedi ausoir, après le combat de Bertigny, il se rendit au-près du Conseil d’Etat pour lui faire son rapport,et retourna immédiatement auprès des troupes ;il passa la nuit à la porte dite des Etangs, avec sesadjudants et son escorte, ignorant même qu’on eûtenvoyé des commissaires au quartier général fédé-ral; ce ne fut que le lendemain matin, vers septheures et demie ou huit heures, que, se trouvantauprès du colonel et brigadier Albiez, aux Bonnes-Fontaines, il reçut du Conseil d’Etat l’ordre écritd’empêcher toute hostilité, parce que des négo-ciations avaient été entamées. Ayant fait donnercet ordre à toutes les brigades, il fit encore retirerla batterie de la Chassotte, parce que, d’un côté,elle était placée de manière à tirer les premierscoups si les artilleurs apercevaient un mouvementchez l’ennemi, et que, de l’autre, elle pouvait de-venir utile si, comme on le rapportait, l’ennemivoulait s’établir au Botzet pour battre la ville;il fit dès lors placer cette batterie auprès de l’hô-pital.
» Cela fait, le commandant en chef se rendit enville pour savoir ce que c’étaient que ces négocia-tions ; il trouva au Conseil d’Etat MM. Qdet etMuslin qui étaient déjà de retour du quartier gé-néral fédéral avec la capitulation toute faite, et il