APPLICATION
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1)R LA
MÉCANIQUE DE LA CHALEUR
I. M. de. Saint-Robert a publié, dans le tome III des Annales desmines ( 1863 ), un savant travail sur le compresseur à colonne d’eau.
A l’aide des équations générales auxquelles il est parvenu, on peutdéterminer les dimensions qu’il faut donner aux principales partiesde la machine, en tenant compte de l’effet des parois et des coudessur l’eau en mouvement. Il a appliqué son analyse aux deux cas ex-trêmes où l’air est comprimé sans changement de température, oubien avec élévation de température sans émission de chaleur, maison ne voit peut-être pas assez clairement le rôle de la chaleur dé-gagée. M. de Caligny a publié, d’un autre côté, plusieurs réflexionssur l’importance de cette chaleur et sur le parti qu’on pourrait tirerdes machines du montCenis pour l’avancement de la théorie thermo-dynamique’. J’ai étudié la question à ce point de vue particulier, etj ai trouvé sur une simple figure géométrique, sans avoir besoin derecourir à des formules algébriques, la relation qui existe entre letravail de la chute et la chaleur dégagée par la compression. Enfaisant cette publication, j’ai cédé au désir de vulgariser le nouveaugenre de raisonnement particulier à la théorie de la chaleur, et jem empresse de réclamer l’indulgence des personnes auxquelles cesidées sont plus familières.
Le compresseur hydraulique se compose essentiellement d unsiphon à trois branches B,D,C. La branche B est surmontée d’un longtuyau qui amène dans le siphon l’eau d’un réservoir élevé A, et unesoupape placée en B sert à ouvrir ou fermer la communication. Labranche D est aussi munie d’une soupape que l’on peut ouvrir et
4 Bulletin de l’Académie de Bruxelles, 2° série, t. XI. — Bulletin de là f 0Cli Jf P ,uwmlique, 2 mars 1861. — Notice sur les machines du montCenis, Turin , îttol). ua communiqué récemment à la Société philomatique quelques remarques sur cesujet, qui lui avaient été suggérées par la lecture du mémoire de M. de Sain o jer ,journal l’Institut, 5 nov. 1863.