CHAPITRE JX.
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assez pour ne pas douter de l’extrême satisfactionque j’ai ressentie de votre conduite à Nancy : vousavez sauvé la France le 3i août, et vous avez par-la montré aux autres le chemin et comme ils doi-vent se conduire : c’est le comble de la bonne con-duite que vous tenez depuis un an, et à laquellevous avez eu bien du mérite par les tracasseriesqu’on vous a suscitées. Continuez sur la mêmeroute ; soignez votre popularité, elle peut m’êtrebien utile et au, royaume; je la regarde commel’ancre de salut, et que ce sera elle qui pourraservir urf jour à rétablir l’ordre. J’ai été bien in-quiet sur les dangers auxquels vous vous exposiez ,jusqu’à ce que j'aie reçu les nouvelles de M. deGouvernet, et je regrette bien sincèrement lesbraves gens qui ont péri dans cette affligeante,mais bien nécessaire affaire. Je vous prie de memarquer particulièrement ceux dont vous avez étécontent; je vous charge aussi de tém’oigner auxgardes nationales, ainsi qu’aux officiers et soldatsqui vous ont si bravement secondé , combien jesuis touché de leur zèle et de leur fidélité. Pourvous, Monsieur, vous avez acquis des droits éter-nels à mon estime et à mon amitié.
» Louis.
» P. S. J’ai su qu’un de vos chevaux, que vousaimiez beaucoup , a été tué sous M. de Gouvernet ;je vous envoie un des miens que j’ai monté, et queje vous prie de garder pour l’amour de moi. »