CHAPITRE X.
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La Fayette et les principaux membres du côte' gauchede l’Assemblée, on voulait restreindre l’étendue despouvoirs qui m’avaient été donnés, et me retirer ce-lui de faire mouvoir , par ma simple autorité, toutesles troupes dans les provinces de mon commande-ment , sans attendre des ordres du gouvernement,il m’était de la plus grande utilité , dans le cas d’ungrand événement, de pouvoir disposer des troupeset d’avoir la faculté de rassembler un corps d’ar-mée , si je le jugeais à propos. Le roi, cependant,me demandait si j’y mettais une grande impbrtance.Je la lui fis sentir et le priai instamment de fairetous ses efforts pour me conserver un des plusgrands moyens que j’eusse pour le servir; mais ilme répondit peu de jours après, que sa résistanceavait été vaine , par l’opiniâtreté qu’avaient miseson ministre et La Fayette . Il me fut donc défendu,au nom du roi, de faire changer de garnison auxrégimens et de les déplacer sans un ordre particu-lier du gouvernement.
Cependant je conservais encore ma popularitéparmi le peuple et les troupes , et je jouissais de laplus grande tranquillité à Metz et dans toutes lesparties de mon commandement : les municipalitésavaient conservé leur crédit sur les soldats ; jem’entendais assez bien avec elles, et les clubsavaient cessé de les remuer.
A la fin de janvier 1791, le roi m’écrivit qu’ilespérait pouvoir effectuer son départ de Paris dansle mois de mars ou d’avril , de lui indiquer la route