3a8 «MÉMOIRES dü marquis de rouillé.furent un des principes de la conspiration quiéclata si promptement après.
Quelques jours avant la clôture des états , lesquatre ordres réunis firent une nouvelle députa-tion pour remercier le roi du soin qu’il avait prisde l’éducation du prince royal, et ils demandèrenten même temps qu’on lui fît subir un examen surles différens objets de son instruction. Cet exameneut lieu en présence des députés, des quatre ordreset du roi , qui adressa à la députation un discourspour la prier d’entendre l’examen que son fils al-lait subir, afin de juger de ses progrès depuis celuiqu’il avait subi dans la dernière diète. C’est ainsique, dans ce gouvernement, l’Etal et le souverainsont rapprochés, et que le successeur du monarqueest élevé comme l’enfant de la nation, à laquelle ilest comptable de son instruction et de ses vertus.Les états avaient été ses parrains, et iis suivaient,avec un intérêt vraiment paternel, les progrès dece jeune prince, dont le caractère devait avoir unesi grande influence sur leur sort. Il fut interrogépar un évêque sur la religion luthérienne, qui estcelle du pays, et, par son précepteur, sur le latin ,sur la morale et sur l’histoire. 11 reçut des louangesde l’un et de l’autre, et il versa des larmes de joie quiannonçaient ses heureuses dispositions et qui durentêtre d’un bon augure pour ceux qui devaient deve-nir un jour ses sujets. La clôture de la diète eutlieu le 23 février. Le roi retourna aussitôt à Stock-holm , satisfait d’avoir aussi heureusement terminé