CHAPITRE XIV.
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portait à une confiance qui a causé des regretspour lui et des abus pour l’Etat. Cependant par lasupériorité de son génie, par son grand caractère,il retrouvait tous ses avantages dans les grandescirconstances , et particulièrement dans les diètesdu royaume, dont il connaissait, à ce qu’il m’é-crivait lui-même, parfaitement la tactique. C’està ces mêmes vertus qu’il dut ses succès briliansdans la guerre contre les Russes , plutôt qu’à sestalens et à ceux de ses généraux. Le roi de Suède serait entré à Pétersbourg, s’il avait su tirer partide sa première campagne, et si l’insurrection quiéclata parmi les re'gimens de Finlande l’eût moinsintimidé. Il parut, cette fois, manquer de cetteprésence d’esprit qui lui était ordinaire; mais celtefaute fut bientôt réparée par sa grande résolu-tion. Il quitta son armée avec Armfeldt et Wrède,se croyant au moment de perdre sa couronne ,lorsqu’il se vit sauvé par la déclaration de guerredu Danemareh. La baine naturelle des Suédois pourles Danois, et le danger commun, réveillèrent lecourage de son peuple. Il arriva alors en Dalécai-lie, et trouva dans cette province cette même fidé-lité qui avait procuré la couronne à Gustave-Vasa .îl laissa Armfeldt pour enrégimenter les liabitans,tandis que lui-même allait à Golhenbourg préve-nir, par sa présence, les effets de la trahison ducommandant de cette place, et profiter de l’inac-tion du prince Charles de Hesse-Cassel qui com-mandait alors l’armée danoise, dont les opérations