CHAPITRE XIV.
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fortes alors sans défense, éloigner, pour quelquetemps, les ennemis de leurs frontières , et se pro-curer des ressources pour soutenir la guerre. Leursarmées furent commandées par des généraux ti-mides. Rochambeau, La Fayette , Luckner, com-mandaient les principales, et sous eux, quelquesgénéraux peu connus alors et qui ri’ont acquis au-cune réputation depuis. Dumouriez , qui n’étaitpas encore employé dans l’armée, était, à celteépoque, à la tête du département des affairesétrangères; mais il vint bientôt remplacer Ro-chambeau, dont les lieutenans furent battus parune poignée d’Autrichiens, au début de la cam-pagne et à l’entrée des Français dans les Pays-Bas.
La Fayette , qui commandait sur la Sambre , laMeuse et la Moselle , n’éprouva aucun revers etn’obtint aucun succès, résultat de sa conduite cir-conspecte en guerre comme en politique ; maisayant voulu faire un effort trop tardif, pour arrêterle dernier coup que les jacobins allaient porter àla royauté, il succomba, abandonné par son ar-mée, prêt à être livré à ces mêmes factieux qu’ilavait servis par imprudence , et qu’il avait ménagéspar .une timide circonspection. Il chercha, avecson état-major, un asile chez l’étranger où iltrouva la captivité. Ainsi La Fayette , l’un desprincipaux chefs de la révolution, le défenseurde la liberté, qui m’avait remplacé dans le com-mandement de mon armée, fut obligé, au momentoù, revenant de ses erreurs, il commençait à vou-