CHAPITRE XIV.
347
si l’on ne réussissait pas dans le projet de parvenirjusqu’à la capitale , on pouvait, en s’emparant deMontmédy et de Mézières, sur la Meuse , placesde peu de résistance , prendre des quartiers d’hi-ver entre cette rivière et la Chiers, le front couvertpar cette première rivière, la gauche par la Chiers,ainsi que par Longwy et Montmédy. Luxembourg aurait servi de point d’appui et de place d’armes.J’indiquai la Haute-Alsace comme une des partiesles plus faibles de la frontière. Le duc de Bruns-wick avait jugé , ainsi que moi, que l’une et l’autreétaient les plus susceptibles d’être attaquées avecavantage. 11 se décida à porter la plus grandepartie de ses forces sur la frontière de Champagne ,à agir offensivement sur cette partie , et à laisserdes corps d’observation en Flandre et sur le Haut-Rhin.
II était convenu entre l’empereur et le roi dePrusse ( 1 ), que les émigrés ne seraient pas réunisà l’armée qui entrerait en France , mais qu’on lesrassemblerait sur la rive droite du Pihin. Ils pou-vaient former un corps de vingt mille hommes,en y comprenant quelques régimens que les princes
marché sur Paris par la route de Sedan , de Stenay et de Rethel .Le prince de Condé les arrêta deux fois par deux grandes victoires,dans les plaines de Rocroy et de Lens, n’ayant trouvé d’autresobstacles quela valeur et les talens de ce prince. M. de B.
(1) Voyez à ce sujet, dans les pièces justificatives (I), une lettredu roi de Prusse à M. de Bouille.
(J Vote des nouv. édit.)