4-12 ÊCLA.IRCISSEMENS HISTORIQUES
centre de ses quartiers. D’après ces instructions, M. de Goguelatétait parti de Varennes , le 20 juin , avec quarante hussards du ré-giment de Lauzuu pour Pont-de-Sommevelle, sous prétexte d’allerau-devant d’un trésor pour la subsistance des troupes. Ce détache-ment, commandé par M. Boudet, sous-lieutenant, fut coucher le20 à Sainle-Meneliould, et arriva le 21 à Pont-de-Sommevelle.
» 11 y avait en outre :
» A Saintc-Mcnehould, quarante dragons du régiment royal,commandés par M. Dandoins, capitaine. Ils y arrivèrent le 2t.
» A Clermont , cent dragons du régiment royal, arrivés le 20,sous prétexte d’aller cantonner à Mouzon , quartier sur la Meuze ,et ayant séjour à Clermont le 21. Ils étaient commandés par M. lecomte Charles de Damas, colonel. A Varennes, soixante hussardsdu régiment de Lauzun, commandés par M. Rolirig, sous-lieu-tenant (1).
» A Dun , cent hussards du même régiment, commandés par& 1 . Desion, chef d’escadron.
» A Mouza , village entre Dun et Stenay , cinquante cavaliers deroyal-alleinand, commandés par M. deGunlzer, chef d’escadron.Ce dernier détachement devait escorter' le roi jusqu’à Montmédy ,où Sa Majesté devait trouver plusieurs régiinens déjà prêts à cam-per, et y être jointe, dans la journée du 21 et du 22, par d’autres quiétaient en marche.
» Plusieurs commandansde ces détachemens étaient instruits deleur véritable objet : les autres attendaient un trésor à chaqueinstant. Ils devaient donc ( et ils en avaient l’ordre ) tenir toujoursleur troupe prête à monter à cheval, et veiller exactement à ce quise passerait dans le poste qu’ils occupaient. Ils devaient être pré-venus du moment où il faudrait faire monter à cheval, par uncourrier qui précéderait de quelques heures la voiture du roi, etqui devait être M. de Goguelat, ou M. de Choiseul, qui, tous deux,
( 1 ) L’inexactitude du commandant du régimentde Lauzuu à exécu-ter l’ordre que M, de Bouille lui avait donné quelques jours avant, defaire rejoindre tous les officiers absens par congé, fut cause que ce de,facilement essentiel fut commandé par un sous lieutenant, au lieu del’être par un chef d’escadron, comme il l’eût été si l'ordre avait etesuivi : ce que le général ne sut que trop tard pour y remédier.