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Or, on voudrait savoir quel rôle ont joué les comtesde Neuchâtel pendant ces guerres et troubles dont jeviens de faire le récit abrégé. Constamment vassaux duroyaume de Bourgogne, suivirent-ils le parti du comteRenaud, ou celui des ducs de Zéringhen recteurs, oubien celui des princes de la maison de Souabe ? Je netrouve nulle part qu’ils se soient déclarés pour l’un oupour l’autre de ces contendans : par ainsi il est fortprobable, ce me semble, qu’ils demeurèrent à fleurd’eau, comme on dit, afin de suivre avec plus de faci-lité le mouvement de la plus forte vague : sentimentconforme à l’esprit de conduite que nos anciens siressemblent avoir tous hérité les uns des autres en pré-ciput, par lequel admirable esprit de sage conduite etadroite politique, les dits comtes de Neuchâtel sontles seuls grands seigneurs séculiers de toute la Suisse qui se soient conservés, voire jusqu’à se rendre souve-rains indépendans, tels qu’on les voit maintenant; ob-servation que je répète ici, parce que c’est une deschoses les plus surprenantes de l’histoire moderne,et qui n’est point autant remarquée qu’elle mérite del’être.
Mais à cette paix conclue en 1156, qui fixa le lotde Béatrix femme de Frédéric I er Barberousse, et quiattribua au recteur duc de Zéringhen la petite ou mi-neure Bourgogne, on demande si le comte de Neuchâtel rendit hommage au comte palatin de Bourgogne, ouaux recteurs, ducs de Zéringhen, lesquels recteursrestèrent en possession de la petite Bourgogne jusqu’àla mort du dernier qui décéda sans enfans en l’année12x8.